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GROUPE/AUTEUR:

ANIMA MUNDI

(CUBA)

TITRE:
I ME MYSELF (2016)
LABEL:
AUTOPRODUCTION
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

"Généreux, intense et épique, ce cinquième album confirme, dans un registre à la fois progressif, symphonique et metal, tout le talent du quintet cubain."
PLATYPUS - 01.08.2016 - (2) Avis des lecteurs - (1) commentaire(s)
4/5
Nous avions quitté Anima Mundi sur un album plus sage, gorgé de compositions qui, pour être moins étirées et flamboyantes que par le passé, conservaient par ailleurs de quoi satisfaire l'amateur de rock progressif symphonique. Trois ans plus tard, au terme d'une longue maturation de deux années, le quintet cubain délivre un cinquième album sous forme de concept ambitieux traitant des défis lancés à l'être humain par les technologies et leur cortège d'idéologie guerrière et de solitude existentielle.

Emmené par Roberto Diaz aux guitares et Virginia Peraza aux claviers, le groupe propose avec "I, Me, Myself" une partition généreusement mélodique, structurée par trois titres épiques qui dessinent, au-delà des figures imposées par la forme "titre à tiroirs", une large variété de paysages sonores. De la mélancolie High Wheelienne irrigant les premières minutes acoustiques de 'The Chimney, The Wheel And The War', il faudra retenir qu'elle sous-tendra la quasi-totalité des dix-huit minutes de ce premier titre, se métamorphosant au gré des genres effleurés, du symphonique au jazz en passant par un déchirant développement aérien en forme d'hommage au 'Echoes' de Pink Floyd.

En accord avec la thématique de l'album, 'Somewhere' et 'Train To Future', aux introductions agressives et techniques agrémentées de duels instrumentaux entre guitare et claviers, s'ourlent d'une noirceur inédite chez les Cubains, à laquelle la présence de deux nouveaux membres (Michel Bermudez au chant et Marco Alonso à la batterie et au saxophone) issus de la scène metal n'est sans doute pas étrangère. Ainsi 'Train To Future' se développe-t-il dans un climat d'urgence propice à la présentation effrénée de différents thèmes mélodiques et phrasés rythmiques, avant de laisser place à de délicats cheminements harmoniques alternant tensions, résolutions et soli gorgés de feeling jusqu'au climax attendu.

A contrario, les trois pièces plus courtes se révèlent plus enjouées, mettant à profit le sens du groove de la section rythmique sur le cuivré 6/4 'Clockwork Heart', usant du chant toujours juste et expressif de Michel Bermudez sur la ballade ternaire 'Lone Rider', ou s'amusant des contrastes tout au long de 'Flowers', dont l'introduction saturée et les soli acrobatiques n'annonçaient pas le solo d'orgue terminal qui évoquera sans doute, pour ses notes piquées, le 'Supper's Ready' de Genesis.

En guise de conclusion, il est bon de savoir que "I, Me, Myself" est annoncé comme le premier volet d'un triptyque à venir. Et puisque dans un registre tout à la fois progressif, symphonique et metal, cet album s'impose comme l'une des œuvres les plus abouties du quintet, cela ne peut que bien augurer de la suite.

Plus d'information sur http://www.animamundimusic.com



GROUPES PROCHES:
YES, SPOCK'S BEARD, ELP

LISTE DES PISTES:
01. The Chimney, The Wheel And The War (18:02)
02. Somewhere (10:48)
03. Flowers (6:01)
04. Clockwork Heart (4:08)
05. Train To Future (15:11)
06. Lone Rider (7:22)


FORMATION:
Marco Alonso: Batterie / Saxophone
Michel Bermudez: Chant
Roberto Díaz: Guitares
Virginia Peraza: Claviers
Yaroski Corredera: Basse


TAGS:
Epique, Mélancolique, Symphonique
 
 
(2) AVIS DES LECTEURS
En cliquant sur le bouton ci-dessous vous pourrez écrire votre propre chronique a propos de cet album et lui attribuer une note. Ceci n'est pas un commentaire et demande au moins une dizaine de ligne pour expliquer pourquoi vous avez aimé ou non la production.
ABADDON - 08/08/2016 -
0 0
4/5
Fidèles à leur ligne de conduite, les Cubains d’Anima Mundi nous reviennent avec ce "I Me Myself", gardant le même cadre de quintet autour des remarquables Roberto Diaz (guitares), Virginia Peraza (claviers) et Yaroski Corredera (basse), dont les interprétations sont toujours pleines de feeling et de présence.

Le ton reste dans le progressif symphonique, avec ce qu’il faut de mélodies, de variété et d’ampleur, notamment dans les morceaux longs, avec une mention spéciale à 'Train to Future', highlight de l’album et modèle de construction progressive que les aficonados apprécieront particulièrement.

S’il y a une réserve à apporter, c’est sur la prestation vocale du nouveau-venu Michel Bermudez, bien en-dessous de la performance de ses acolytes. Et pourtant les lignes vocales sont magnifiquement composées (la jolie mélodie de ’Lone Rider’, par exemple), mais le chanteur , s’il est juste, manque d’expressivité et de présence vocale pour les habiter, si bien que les parties chantées paraissent quelconques en regard des sections instrumentales, magnifiquement développées. Jusqu’ici, aucun des chanteurs du groupe n’a égalé le charisme solaire de Carlos Sosa…

TONYB - 01/08/2016 -
0 0
3/5
Impression mitigée pour ce nouvel album d'Anima Mundi : les trois titres épics sont excellents, mais les trois titres courts ne tiennent malheureusement pas la comparaison.
Quant au nouveau chanteur ... on se demande bien pourquoi Roberto Diaz ne reprend pas le flambeau.

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(1) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'album ou de la chronique, expliquez pourquoi vous êtes d'accord ou non ou tout simplement raconter votre vie...
 
DUNCAN - 05/12/2016 02:24:12
0
Cela semble interressant, mais où peut-on se procurer ce disque puisque leur site web est en développement?
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