GROUPE/AUTEUR:

WANG WEN

(CHINE)

TITRE:
SWEET HOME ! GO (2016)
LABEL:
PELAGIC
GENRE:
POST ROCK

"Avec ce neuvième album, Wang Wen réussit à nous emporter dans un voyage à la fois onirique et épique qui ressuscite un genre, le post-rock, parfois prompt à tourner en rond."
PLATYPUS - 25.10.2016 - (0) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
3/5
Discrète sur la scène rock internationale, la Chine se distingue néanmoins avec Wang Wen, sextet dont les débuts remontent à 1999 et qui sort en cette fin d'année 2016 son neuvième album, voyage instrumental en terres post-rock.

Tout en empruntant les principaux chemins d'un genre souvent très (trop ?) codifié, les Chinois inscrivent "Sweet Home, Go !" dans une géographie plus contrastée qu'il n'y paraît et dessinent une carte sur laquelle se succèdent plaines verdoyantes et terres cendreuses, sentes escarpées barrées d'éboulis granitiques, gouffres profonds et pics acérés. Le liminaire 'Netherworld Water', dont le format étiré autorise la mise en place progressive des éléments mélodiques sur fond de cordes frottées et d’arpèges mélancoliques, contraste vivement avec l’entame saturée un rien rugueuse de son successeur 'Red Wall And Black Wall'. Mais ces deux titres, qui présentent les principales orientations du groupe, se rejoignent dans l’égal souci d’enrichir la palette sonore par l’omniprésence de timbres acoustiques, violoncelle et trompette en tête, évoquant globalement les travaux de The Ocean et, plus surprenant, lors de l’envoûtant final de 'Netherworld Water', le funeral doom du Colosseum post-"Delirium".

En jouant sur les superpositions de textures, les variations de dynamique, les progressions harmoniques empreintes d’une mélancolie automnale, Wang Wen s’affilie au meilleur du post-rock. Mais le crépusculaire et cinématographique 'Heart Of Ocean' présente une singularité commune à l’ensemble de l’album, le refus du climax facile façon Mono, lui préférant l’altération de la mélodie par l’emphase bruitiste à la manière d’un Godspeed You ! Black Emperor, ou, à l’instar de 'Children', un minimalisme mélodique permis par une approche harmonique et rythmique électro-jazz comprenant basse groovy, multiples expositions du thème et soli langoureux. Et c’est sur 'Sweet Home' que le sextet révèle sa part la plus expérimentale, prenant le risque de disperser l’attention de l’auditeur peu sensible aux atours d’un ambient teinté de ritualisme qui, loin d’égaler les travaux shamaniques d’un Blood Of The Black Owl, se transmue toutefois en un final tendu et poignant d’une grande beauté.

Malheureusement,"Sweet Home, Go !" est un peu long et se perd sur l’aride et bien nommé 'Lost In 21st Century', tandis que le conclusif 'Reset', entièrement a capella et parasité par une reverb' cache-misère, relève de l’anecdotique. En dépit de ces quelques réserves, Wang Wen réussit à nous emporter dans un voyage à la fois onirique et épique qui ressuscite un genre parfois prompt à tourner en rond.

Plus d'information sur https://www.facebook.com/wangwencn/



GROUPES PROCHES:
THE OCEAN, GODSPEED YOU! BLACK EMPEROR, MONO

LISTE DES PISTES:
01. Netherworld Water - 14:55
02. Red Wall And Black Wall - 08:07
03. Heart Of Ocean - 10:53
04. Children - 13:38
05. Lost In The 21st Century - 09:00
06. Sweet Home - 14:32
07. Reset - 02:19


FORMATION:
Geng Xin: Guitares
Huang Kai:
Xie Yugang: Guitares
Xu Zengzheng: Basse
Zhang Yanfeng: Claviers
Zhou Lianjiang: Batterie


TAGS:
Epique, Expérimental, Instrumental, Mélancolique, Sombre
 
 
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