ARTISTE:

KATE BUSH

(ROYAUME UNI)
TITRE:

AERIAL

(2005)
LABEL:

AUTRE LABEL

GENRE:

ROCK

TAGS:
Chant féminin, Concept-album, Planant, Psychédélique
"Plus qu'un disque atypique dans la discographie de Kate Bush, "Aerial" représente un véritable pivot dans la carrière de l'artiste, et voit celle-ci glisser vers un style nettement moins accessible que par le passé."
TONYB (17.01.2017)  
4/5
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Douze années se sont écoulées depuis la sortie du mitigé "The Red Shoes", à tel point que l'on se demandait si la discrète Kate Bush ne s'était pas retirée du monde de la musique, lorsque paraît "Aerial" en 2005. Et comme pour se faire pardonner d'une si longue absence, notre artiste se fend carrément d'un double album, séparé en deux parties bien distinctes.

Intitulé "The Sea of Honey", le premier disque présente une collection de chansons variées, tant dans le propos que dans le style, avec toujours cette originalité qui colle à la peau de Kate Bush depuis ses débuts. On passe ainsi de  'King of the Mountain' (en hommage à Elvis Presley), excellent titre aux aspects quasi-progressifs lorgnant du côté de Peter Gabriel, à 'Pi' où la chanteuse égrène les décimales de la constante durant une bonne partie du morceau, avec un accompagnement plutôt répétitif, puis à un 'Bertie' très intime (dédié à son fils) servi avec un orchestre de chambre, avant de suivre 'Mrs Bartolozzi' dans une partie de ménage surprenante, en s'attardant notamment sur sa machine à laver. Point ici de véritable single (mais l'heure n'est sans doute plus à cela), et si les cordes vocales de Kate Bush restent affutées et ses accompagnements toujours aussi subtils, il manque une véritable étincelle pour faire décoller l'ensemble.

Le glissement vers une évolution musicale à la Talk Talk, passant de la pop à une symphonie étrange aux mélodies faites de quelques bribes de notes, va se confirmer avec le deuxième CD. Intitulé "The Sky of Honey", celui-ci représente une suite conceptuelle dont le thème reste plutôt vague, et va permettre à l'artiste de planter un climax particulier très prenant et qui, malgré quelques longueurs, va entraîner l'auditeur dans un étrange voyage, ponctué de nappes de claviers (dont quelques séquences d'orgue Hammond tenu par Gary Brooke – Procol Harum) et de chants d'oiseaux (à noter à ce sujet que l'artwork qui illustre "Aerial" présente notamment l'onde d'un chant de merle !)
Après un 'Prologue' en forme de longue mélopée à la mélodie minimaliste, puis un 'An Architect's Dream' plus enjoué, 'Sunset' installe une ambiance club de jazz, avec un formidable trio piano/voix/contrebasse rempli d'émotions, se résolvant par un final aux contours folkloriques. Les arrangements fourmillent de détails, cassant ainsi l'aspect répétitif de certains passages. A l'opposé de ces morceaux limite évanescents, Kate Bush conclut cette suite par deux longues compositions complètement atypiques en ce qui la concerne. C'est tout d'abord 'Nocturne' qui déroule un gimmick et une rythmique répétitifs, pour une lente montée en puissance dont la résolution se fait par la grâce d''Aerial', qui poursuit dans la même veine avant de laisser la place à un final de guitares saturées ponctué de rires. L'ensemble est particulièrement prenant, pour ne pas dire hypnotique.

Plus qu'un disque atypique dans la discographie de Kate Bush, "Aerial" représente un véritable pivot dans la carrière de l'artiste, et voit celle-ci glisser vers un style nettement moins accessible que par le passé, les perles pop des débuts laissant place à des ambiances vaporeuses et envoûtantes. Changement de direction confirmé par la suite avec la publication quelques années plus tard de "50 Words for Snow", aboutissement de la démarche initiée avec cet album aussi attachant que mystérieux.


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LISTE DES PISTES:
01. King Of The Mountain
02. Pi
03. Bertie
04. Mrs. Bartolozzi
05. How To Be Invisible
06. Joanni
07. A Coral Room
08. Prelude
09. Prologue
10. An Architect's Dream
11. The Painter's Link
12. Sunset
13. Aerial Tal
14. Somewhere In Between
15. Nocturn
16. Aerial

FORMATION:
Bosco D'oliveira: Batterie
Chris Hall: Accordéon
Dan Mcintosh: Guitares
Del Palmer: Basse
Eberhard Weber: Basse
Eligio Quinteira: Guitares
Gary Brooker: Hammond, Choeurs
John Giblin: Basse
Kate Bush: Chant / Piano
London Metropolitan Orchestra: Orchestre
Peter Erskine: Batterie
Richard Campbell: Alto
Robin Jeffrey : Percussions Renaissance
Rolf Harris: Didgeridoo
Steve Sanger: Batterie
Stuart Elliott: Batterie
Susan Pell: Alto
   
(1) AVIS DES LECTEURS    
CORTO1809
17/01/2017
  0 0  
2/5
Douze années se sont écoulées depuis le dernier album de Kate Bush. C’est dire l’excitation qui s’est emparée de moi à l’annonce d’un nouveau disque que je n’espérais plus, renforcée par le fait qu’il s’agissait en plus d’un double album.

Nul doute qu’en douze ans, la fantasque et inventive Anglaise avait eu le temps de peaufiner des mélodies dont elle seule avait le secret. Je me faisais à l’avance une joie de retrouver ses pointes acidulées, ses excentricités vocales combinées à la délicatesse de son piano, espérant secrètement qu’elle retrouverait l’inspiration des cinq premiers albums et effacerait l’impression en demi-teinte que m’avaient laissé "The Sensual World" et "The Red Shoes".

C’est dans ces dispositions que je glisse le premier CD dans le lecteur. Et que, de titre en titre, je me tasse un peu plus dans mon fauteuil, consterné par l’écoute d’un album sans relief, d’un easy listening fade et ennuyeux. Certes, rien de rédhibitoire, mais où sont les excentricités vocales ? Où sont les mélodies envoûtantes ? Où est passé le charme des débuts ? Il ne reste plus que des chansons quelconques, chantées d’une voix au timbre agréable mais bien trop sage, qui invitent l’auditeur par leur ronron insipide à piquer un petit roupillon.

Bon ! Qu’à cela ne tienne, Kate Bush a certainement réservé le meilleur pour le second CD, le fait qu’il s’agisse d’une longue suite le rendant particulièrement alléchant. Et bien, non ! Ce deuxième disque s’avère encore pire que le premier, d’une monotonie exaspérante, ressemblant aux musiques new age qu’on peut entendre dans les magasins Natures & Découvertes. Relaxantes mais pas vraiment intéressantes. Et les pitreries appuyées, genre imitation de pépiement d’oiseaux et rires forcés, ajoutent à la consternation et à l’agacement.

Kate Bush avait suffisamment de matériel pour faire un EP correct. En choisissant de délayer ses quelques idées sur un double album, elle s’oblige à ressasser des thèmes mélodiques de peu d’intérêt qui de passables deviennent ennuyeux. Non seulement Kate Bush ne renoue pas avec la créativité qui était sienne sur ses premiers albums mais elle livre là l’album le moins intéressant de sa discographie.

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LECTEURS:
5/5 (1 avis)
STAFF:
3/5 (2 avis)
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