STERLING BALL, JOHN FERRARO & JIM COX

(ETATS UNIS)

THE MUTUAL ADMIRATION SOCIETY

(2018)
LABEL:

MASCOT LABEL GROUP

GENRE:

GUITAR HERO

/ ROCK
TAGS:
Bluesy, Guitar-Hero, Instrumental, Old School, Technique
""The Mutual Admiration Society" aurait pu être la fête de la guitare mais n’est au final qu’un album raté. Quelle frustration !"
NEWF (17.01.2018)  
2/5
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C’est l’histoire d’une bande de potes qui décident d’enregistrer un album instrumental de reprises de standards des années 60 et d’inviter à la fête des pointures internationales de la guitare : Steve Vai, John Petrucci, Steve Morse, Steve Lukather et Albert Lee. Voilà en tout cas pour la version officielle. De fait, le bassiste et guitariste Sterling Ball, le batteur John Ferraro et le claviériste Jim Cox se sont rencontrés sur les bancs de l’école et ont monté différents groupes dont le plus célèbre fut Biff Baby’s All Stars, dans lequel Albert Lee et Steve Morse ont d’ailleurs fait des apparitions. D’accord, mais Sterling Ball n’est pas seulement un musicien passionné. Il est à la tête d’Ernie Ball, marque mondiale de cordes pour guitares et basses, société héritée de son père qui en 1984 racheta la célèbre marque de guitare Music Man fondée par Léo Fender dix ans plus tôt. Et bien sûr Music Man endorse depuis de nombreuses années John Petrucci, Steve Morse, Steve Lukather et Albert Lee. Alors que vient faire Steve Vai dans cette affaire ? Et bien produire l’album via son label Favored Nations et profiter de l’occasion pour sceller le partenariat qui lie désormais celui-ci au groupe Mascot. Bien joué ! Alors "The Mutual Admiration Society" est-il un album collaboratif de vieux amis passionnés de musique et admiratifs les uns des autres ou un objet promotionnel et marketing ? Sans doute un peu des deux.

Certes il est indéniable que les musiciens se sont amusés à enregistrer cet album. Mais pour susciter l’intérêt de l’auditeur pour des reprises de vieux titres démodés, encore faut-il réellement se les approprier et les transcender. Et de ce point de vue, le contrat n’est rempli que pour seulement deux titres sur les treize qui composent l’opus. ‘The In Crowd’ tout d’abord, vieux standard de jazz composé au piano en 1965 par Ramsey Lewis, sur lequel Sterling Ball a eu la bonne idée d’inviter Steve Morse dont le jeu précis et enjoué apporte relief et modernité à ce titre vieillissant. Et puis bien sûr il y a le génie de Steve Vai dont le talent redonne vie à ‘Sugar Shack’, vieux hit ringard de Jimmy Gilmer and the Fireballs que le maestro s’approprie avec la classe et la folie qui le caractérisent.

Pour le reste, "The Mutual Admiration Society" alterne country sans saveur (‘Payday Song’, ‘Hey Good Lookin’) et reprises anecdotiques. C’est notamment le cas de ‘Checkin’ Up On My Baby’ de Sonny Boy Williamson auquel Gary Moore s’était confronté avec bien plus de ferveur et d’un ‘Treat Her Right’ bien fade par rapport à la version de Rory Gallagher. De même, si le jeu flamboyant de Steve Lukather ne démérite pas sur la version de ‘Baby Please Don’t Go’ de Lightnin’ Hopkins, ce titre a été si souvent repris par le passé (notamment par Them, Aerosmith, AC/DC, The Rolling Stones) que l’on peut sérieusement s’interroger sur le choix de reprendre un tel morceau.

Et puis il y a les vrais ratés. D’abord les titres pour lesquels la guitare ne pourra jamais remplacer les chanteurs. Ainsi Albert Lee a beau faire son possible pour donner le change, son instrument ne tient à aucun moment la comparaison avec le velours de la voix de Dean Martin sur ‘Crying Time’. Quant à la reprise instrumentale de ‘I Want You Back’, elle relève de la faute de goût tant elle manque de saveur sans le chant de Michael Jackson. Enfin il y a le mystère John Petrucci qui prête sans aucune conviction sa technique hors du commun à un medley de thèmes de musique de films Disney dont la vacuité confine au ridicule.

Alors si toutes les pointures qui interviennent sur "The Mutual Admiration Society" se sont amusées à enregistrer cet album, l’auditeur quant à lui a toutes les raisons de s’interroger sur l’intérêt d’une telle entreprise. Album de potes ou coup marketing, la question est finalement secondaire. "The Mutual Admiration Society" est avant tout un album raté.
- Site officiel

LISTE DES PISTES:
01. Payday Song
02. The In Crowd
03. Checkin' Up On my Baby
04. Baby Please Don't Go
05. Treat Her Right
06. Sugar Shack
07. Memphis A/K/A Memphis, Tennessee
08. Cryin' Time
09. I Want You Back
10. Disney Medley
11. Hey Good Lookin'
12. Strip Mall Gourmet
13. Heartbroke

FORMATION:
Jim Cox: Claviers
John Ferraro: Batterie
Sterling Ball: Guitares
Albert Lee: Guitares / Invité
Jay Graydon: Guitares / Invité
John Petrucci: Guitares / Invité
Steve Lukather: Guitares / Invité
Steve Morse: Guitares / Invité
Steve Vai: Guitares / Invité
   
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