YES

(ROYAUME UNI)

RELAYER

(1974)
LABEL:

ATLANTIC RECORDS

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Old School
"Relevant le défi de succéder à un album devenu référence, "Relayer" contient un des morceaux les plus emblématiques de Yes, le titanesque "Gates of Delirium", qui justifie à lui seul l'écoute de ce disque hors norme."
VANDERGRAAF (29.08.2003)  
4/5
(6) Avis (1) commentaire(s)
YES ! Un cri lancé qui évoque l'un des plus grands groupes que le progressif ait connu. Tous ceux qui s'y sont intéressé savent néanmoins que la formation est capable du meilleur comme du pire. Sorti après le symphonique "Tales from topographic ocean", "Relayer" est censé relever le défi de succéder à un album devenu référence. Une épreuve rendue encore plus difficile avec le départ de Rick Wakeman, clavier star du groupe, qui préférera enregistrer un album solo plutôt que de travailler avec ses camarades. Il sera remplacé au pied levé par le suisse Patrick Moraz.

Les cinq Yes s'isolent alors à la campagne, accompagnés du studio mobile d'Eddie Offord. De cette collaboration sortira un album véritablement coupé en deux. Sur la première face, emplie par le titanesque "Gates of Delirium" (21 minutes !), c'est une débauche de sons, de virtuosité et d'imaginaire. Une intro technique dans la veine de celle de "Close to the Edge". Des refrains énervés, des soli de guitare ultra-rapides, des ruptures de rythme qui tendent vers l'aliénation. "Gates of Delirium" raconte l'histoire d'une révolution. Au fur et à mesure que le morceau avance, que la batterie s'accélère (Alan White accomplit des prouesses), des bruits de bataille se font entendre. Puis, soudainement, le rythme se casse et tout s'achève sur un hymne planant et féérique. La seconde face du vinyle original contient deux autres morceaux, "Sound chaser" et "To be over", des exercices de style honorables qui tentent en vain d'égaler la force brute de leur grand frère.

Inégal, "Relayer" ? Certainement pas. De nombreux fans nomment ce disque "the Gates of Delirium". C'est dire si l'impact de ce morceau fut grand. Jamais joué en concert depuis 1975, il sera plébiscité lors d'un sondage lancé sur le web par Jon Anderson à la fin des années 90. "Les fans ont massivement voté pour Close to the Edge et Gates of Delirium. C'est la période que nous voulions exploiter dans nos prochains concerts de toutes façons". C'est ainsi que le concert de Yes joué à Paris en 2001 fut ouvert par ce morceau magique, qui suffit à justifier l'écoute du disque entier.
- Site officiel

LISTE DES PISTES:
01. The Gates Of Delirium
02. Sound Chaser
03. To Be Over

FORMATION:
Alan White: Batterie
Chris Squire: Basse
Jon Anderson: Chant
Patrick Moraz: Claviers
Steve Howe: Guitares
   
(6) AVIS DES LECTEURS    
REALMEAN
07/12/2014
  0 0  
2/5
Attention, notation objectivement subjective.
Je n'ai pas réussi à saisir le Yes originel, ayant pourtant testé les complexes et nombreuses cohortes progressives des "Relayer", "Fragile" et autre "Close to the edge", des années durant. Je n'entends ni la démarche expérimentale, ni les mélodies le cas échéant, ni l'harmonie (?) sonore. Il est vrai que j'ai souvent du mal avec les productions qui s'installent dans un registre (très) aigu, mais cette sonorité yessienne propre aux albums des débuts, comme élimée, avait à mes oreilles le désagrément supplémentaire d'une mise à plat de la voix et de l'instrumentation.
Au-delà de ce problème de perception sonore, et en dépit de certains passages qui me semblent détenir un réel potentiel inventif, isolément considérés, l'assemblage des pièces ne m'a jamais permis de comprendre la mécanique; alors que le fonctionnement des procédés musicaux du Genesis ou du Marillion de la même époque m'est devenu très rapidement limpide et admirablement bien huilé.
Evidemment, en comparant cette perception avec celle de la majorité, j'ai l'impression de ne pas avoir écouté la même musique. De fait, je ne doute pas du talent précoce de l'équipe de Yes, mais je me suis fait une raison de son incompatibilité avec mon propre espace d'assimilation. Un sentiment partiellement ou totalement remis en question, avec les albums de la période moderne. Mais c'est une autre histoire.

CORTO1809
10/11/2013
  0 0  
3/5
Je ne me joindrai pas au concert de louanges général des chroniqueurs et lecteurs de MW. Pour moi, "Relayer" est l'album qui m'a fait bouder Yes pendant de nombreuses années. Au mieux, l'album semble redondant avec ses prédécesseurs ("Close To The Edge" et "Tales From Topographic Oceans" notamment), ce qui peut être pris pour un compliment mais qui n'apporte aucune nouveauté. Et parfois, Yes se prend les pieds dans le tapis, voulant à ce point être complexe qu'il en devient brouillon et livre de purs instants d'un magma inaudible et disgracieux. Certes, la critique peut paraître sévère et l'album réserve quand même de beaux moments mais les difficultés que le groupe rencontre depuis l'album précédent pour juguler et renouveler sa veine créatrice sont encore plus manifestes sur cet album.
DARKPOET
04/02/2013
165
  0 0  
5/5
Oui, indéniablement le sommet de Yes. Il y a tout : la folie, la virtuosité, l'audace, tout je vous dis !
Le seul que j'écoute régulièrement avec "Tales..." Les 3 titres sont excellents.
"to be overrrrrr....."

Voir les 6 avis
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(1) COMMENTAIRE(S)    
 
 
LONEWOLF1300
31/01/2023
 
312
0
J'ai failli m'étouffer quand j'ai lu "ce sont des exercices de style honorables,..." notamment à propos de "Sound Chaser" !! Chaser est un (des...) pur chef d'oeuvre (de cet album, et de leur carrière), en ce qu'il accumule virtuosité accomplie, composition rigoureuse, homogénéité, accélérations diaboliques, imagination et créativité. Sachant qu'il faudrait avoir un coeur de pierre pour ne pas éprouver une quantité d'émotions différentes successives à son écoute. Il y a à la fois une sensiblité extrème et une énergie d'une intensité incroyable, qui n'a rien à envier au rock le plus débridé ! Pour finir, je trouve qu'il est tout à fait "raccord" avec Delirium, la pièce maitresse de l'album.
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LECTEURS:
4.6/5 (14 avis)
STAFF:
4.4/5 (12 avis)
MA NOTE :
 
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