GROUPE/AUTEUR:

EVERSHIP

(ETATS UNIS)

TITRE:
EVERSHIP II (2018)
LABEL:
AUTRE LABEL
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

""Evership II" propose un rock progressif épique parfaitement maîtrisé qui emmènera l'auditeur dans des contrées lointaines et dépaysantes."
DARIALYS - 13.12.2018 - (0) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
4/5
L’histoire de Shane Atkinson est pour le moins inhabituelle. Compositeur, multi-instrumentiste, producteur et ingénieur, l’homme fort d’Evership a fait ses premières armes en jouant dans des groupes basés à Nashville, aux États-Unis, à partir de la fin des années 80. Avec le temps, le musicien polyvalent a délaissé le jeu en groupe afin de se consacrer à l’informatique, sans pour autant abandonner l’écriture de ses propres morceaux. Suite à un rêve qu’il fait en 2005, Atkinson a alors une révélation et vend sa maison, déménage, construit un studio d’enregistrement et lance son entreprise de production de musique de films pour financer la sortie de ses futurs albums. Le temps que son business fleurisse, Evership voit enfin le jour dix ans plus tard avec un premier album éponyme paru en 2016. La machine enfin lancée, notre homme fort sort son deuxième opus, "Evership II".

A première vue, le format de l’album est typiquement celui d’un album de rock progressif par excellence, avec cinq morceaux longs, l'un d'entre eux atteignant pratiquement la demi-heure d’écoute ! Cinq titres donc, pour autant d’ambiances différentes. Au-delà de la diversité des atmosphères qui se succèdent d’un titre à l’autre, la force du disque est d’arriver à les faire cohabiter sur un même morceau.

Dans le style, impossible de ne pas parler de ‘Real Or Imagined’ qui nous transporte vers des contrées folk, du moins, au début. Au tiers du morceau, le titre décolle véritablement avec le riff de hard rock acéré et le chant suraigu de Beau West qui atteint des notes d’une hauteur impressionnante sans le moindre effort. ‘Wanderer’, de son côté, débute avec un côté épique à la Southern Empire avant de faire retomber ses ardeurs dans des couplets aux allures d’une ballade de Dream Theater.

Evership s’illustre aussi dans des registres plus immédiats comme sur ‘The Serious Room’ qui ouvre l’album avec ses couplets portés par une basse groovy dans un style rappelant Porcupine Tree ou encore IQ. Avec ses refrains grondeurs qui restent en tête et un solo à la sauce néo-progressive, le premier morceau est certainement le plus accessible de l’album et l'un des plus réussis.

Enfin, les adorateurs de morceaux à tiroir attendront de pied ferme ‘Isle Of The Broken Tree’ et ses 28 minutes. A l’instar des autres morceaux, et comme on aurait pu s’en douter de par la durée du titre, la chanson navigue d’un style à l’autre. Les premières minutes sont portées par un synthé très mélodique rappelant des sonorités de bande originale de film de guerre épique avant de donner naissance à un couplet folk emmené par une guitare acoustique calme. C’est alors l’occasion pour le chanteur de briller en mettant en avant une voix à la Bon Scott d’AC/DC, aussi étonnante que parfaitement maîtrisée. Comme tout long morceau de rock progressif qui se respecte, l’album se clôt sur un final grandiose idéal.

Ce n’est que le deuxième album d’Evership. Pourtant, il est évident que ce "Evership II" a été minutieusement travaillé en amont de sa réalisation. Bonne nouvelle pour les fans puisque Shane Atkinson avoue avoir écrit assez de musiques pour 4 ou 5 albums durant ces dix dernières années. C’est donc avec impatience que l’on attend la suite qui s’annonce déjà très prometteuse !

Plus d'information sur http://www.evership.com/



GROUPES PROCHES:
-

LISTE DES PISTES:
01. The Serious Room (07:52)
02. Monomyth (10:43)
03. Real Or Imagined (08:17)
04. Wanderer (07:38)
05. Isle Of The Broken Tree (28:26)


FORMATION:
Beau West: Chant
Ben Young: Basse / Chapman Stick
James Atkinson: Guitares
John Rose: Guitares
Shane Atkinson: Claviers / Batterie / Choeurs / Percussions
Amelia West: Invité / Choeurs
Charles Heimermann Chorale: Invité / Choeurs
Jesse Hardin: Invité / Guitare Solo (1)
Joel Grumblatt: Invité / Batterie (1)
Mike Priebe: Invité / Choeurs


TAGS:
Epique, Folk
 
 
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