GROUPE/AUTEUR:

PINK FLOYD

(ROYAUME UNI)

TITRE:
WISH YOU WERE HERE (1975)
LABEL:
EMI
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

""Wish You Were Here" est l'album parfait. Se priver de la force sèche et sombre de cet album est la pire erreur qu'un fan de progressif puisse commettre."
VANDERGRAAF - 29.08.2003 - (8) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
5/5
Et puis il y eut "Wish you were here". Et rien ne fut plus comme avant.
Nous sommes en 1975. L'âge d'or du prog' est en passe de s'achever. Pink Floyd l'a traversé avec gloire : leur précédent album, "The dark side of the moon", les a rendus millionnaires. Dixit Gilmour : "Dark Side était pour nous une ligne d'arrivée, autant artistique que sur le plan de notre carrière". Difficile après ce flamboyant exercice de style de persévérer.

Car les Floyd sont désormais moins qu'un groupe. Une étrange tristesse pèse sur leurs épaules à l'heure où ils se retrouvent en studio pour composer leur nouvel album. Le temps des tournées campagnardes et du psychédélisme est loin, ils sont maintenant une énorme machine, et le show-business a broyé leurs illusions en même temps que leur amitié. De ces idées noires sortiront quatre notes de guitare, la fameuse introduction de "Shine on you crazy diamond".

Ainsi naquit le plus beau des morceaux de Pink Floyd. Une note de synthé sortie de nulle part, et un solo de guitare pleurant, saignant, transpirant toute la mélancolie d'un quattuor en perdition. Waters, désormais parolier unique du groupe, trouvera le meilleur thème possible pour illustrer cette ode si triste et si belle. Les couplets de Shine on parlent de Syd Barrett, le fondateur du groupe, que ses quatre amis ont laissé tomber dans la folie sept ans auparavant.

Pour la suite de l'album, Waters commence à s'exposer comme leader, en signant "Welcome to the machine" (angoissante description du monde du rock) et "Have a Cigar", cynique parodie des producteurs et des maisons de disque.

Enfin, Gilmour reprend la plume et naquit la chanson titre. "Wish you were here", la magnifique ballade, chaleur perdue dans un monde froid.
Pour finir, les trois floyds maîtres (Gilmour, Waters, et l'excellent Wright), reviennent sur "Shine on you crazy diamond", partie 2. Le thème repris achève l'album, avec un dernier couplet, puis un final fantastique et déchirant composé par Wright.

"Wish you were here" est l'album parfait. Le dernier opus collectif du Floyd, et même leur dernier album dans un certain point de vue. Se priver de la force sèche et sombre de cet album est la pire erreur qu'un fan de prog' puisse commettre.

Plus d'information sur http://www.pinkfloyd.co.uk/pages/main.html



GROUPES PROCHES:
RICHARD WRIGHT, LABIRINTO DI SPECCHI, SCHOBER'S CABINET, THE FUTURE KINGS OF ENGLAND, QWAARN, ARTIMON, SOLAR PROJECT (DE), SHADOWLIGHT, RPWL, SCOTT MOSHER

LISTE DES PISTES:
01. Shine On You Crazy Diamond Part I
02. Welcome To The Machine
03. Have A Cigar
04. Wish You Were Here
05. Shine On You Crazy Diamond Part II


FORMATION:
David Gilmour: Chant / Guitares
Nick Mason: Batterie
Richard Wright: Claviers
Roger Waters: Chant / Basse


TAGS:
Planant, Mélancolique
 
 
(8) AVIS DES LECTEURS
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THIBAUTK - 07/08/2013 -
0 0
3/5
Et dire que tout ça a commencé avec les expérimentations avortées de "The Household Objects", en essayant de construire de la musique avec des ustensiles ménagers, particulièrement en faisant siffler des verres de cristal passés à travers d'une cabine lesly (ça ne vous rappelle pas l’unique note de synthé de l’introduction de 'Shine On You Crazy Diamond' ?) ...

Et dire que le violon magnifique de Didier Lockwood passe inaperçu dans le final de 'Shine On You Crazy Diamond part 2', écrasé par les bruits de vent et les autres instruments.

Ces deux poins dressent un constat mitigé en regard de ce que tout le monde qualifie de chef-d’œuvre.
"Wish You Were Here" c'est ainsi le chaud et le froid, le lumineux et le sombre, le génialissime et le dispensable. Comment un album ayant pour unique sujet l’absence, absence peut-être motivée en son temps par un manque d’inspiration (il s’est passé deux ans depuis "Dark Side of The Moon"), disque sur lequel plane aussi l’ombre de Syd Barett (c'est bizarre d’ailleurs que le Floyd s'en souvienne presque 15 ans après l'avoir lourdé…), comment donc un tel album peut-il faire l’unanimité ?

C'est donc un disque concept dont le sujet central est l’absence sous toutes ses formes. Il est composé de plages éthérées et de longues compositions...

Bon, c'est vrai qu'il y a des touches de génie : l'introduction de 'Shine On You Crazy Diamond Part I' en tempo libre, synthétiseur et guitare, la suite 'Shine On You Crazy Diamond Part 2' et son solo de Lap Steel à vous vriller les tympans, le bébé de Roger Waters 'Welcome to The Machine' avec ses harmonies glaciales et son clip réalisé par Gerald Scarfe... Étrange encore que ce dernier titre soit celui qui sorte du lot.

Mais quid de ballade 'Wish You Were Here', qui est un titre assez pauvre et plat à mon sens. Certes il est fluide et agréable, il me fait toutefois penser aux 'If' ou 'St Tropez', qui sont eux aussi des morceaux agréables mais qui n’exposent pas la facette avant-gardiste et exploratrice du groupe, leur folie en somme … Cette facette sera ensuite exploitée jusqu’à plus soif sur les albums post-Waters.

'Have a Cigar' aussi est mi-figue, mi-raisin. Il se veut contestataire, mais à mon sens, il rate le coche car il reste un morceau en-dessous de l'ensemble, moins intéressant et ainsi plus conventionnel, même si il fait évidemment figure d'extra-terrestre Floydien avec ces intonations funky...

Au final, le plus réussi dans cet album semble être les réminiscences des séances de "The Households Objects" et de l'emprunt à la musique concrète qu’il en reste: bruits de radio en fond, bruit du vent, ascenseur...

Si l’on regarde l'histoire de Pink Floyd, que reste-t-il de ce disque plus de 30 ans après: certainement les quatre premières parties de 'Shine on You Crazy Diamond', le 'Wish You Were Here' pour la branche Gilmour, également la totalité de 'Shine On You Crazy Diamond part 1', et le 'Welcome to The Machine' pour l’héritage Waters. Quid de la deuxième partie de 'Shine On ...' qui reste à mon sens la meilleure section ?

Au final il reste donc une bonne moitié de l’album… Dommage car les pépites qu’il recèle ne sont pas nécessairement les morceaux les plus mis en avant.

Un excellent disque, mais peut-être trop surestimé en regard du reste de la discographie du groupe.... ou bien le reste de la discographie est peut-être trop mal aimée !

REALMEAN - 16/03/2013 -
0 0
5/5
Si Pink Floyd n’était pas déjà entré dans la légende avec Dark Side of the Moon, c'est Wish You Were Here qui se serait chargé de la tâche, 2 ans plus tard. Un emblème de la musique atmosphérique, cosmique et cérébrale, insaisissable et hypnotique, à la sauce des Floyd ? Le binôme des "Shine On You Crazy Diamond", bien sûr. Tant de fois repris par la formation, en introduction de concerts. En tête de liste sur les enregistrements live de Delicate Sound Of Thunder et de Pulse… L’aura de certaines créations semble échapper au contrôle de leurs propres auteurs, lorsqu’une irrépressible obsession commande un retour aux sources, conditionne l’inspiration.
'Nobody knows where you are, how near or how far'. En effet les Floyd ont presque refermé la boucle : leur musique témoigne encore du génie collectif et originel poussé au paroxysme avec l’album précédent, mais c’est Roger Waters qui va bientôt s’emparer de la suite. Ce qui n’enlèvera rien de mon intérêt pour les albums à venir, au contraire, jusqu’au très controversé Final Cut, un opus dont je n’ai jamais guéri. Avis minoritaire parmi les minoritaires, mais la perception émotionnelle a ses raisons que la raison n’a pas.
Pour l’heure, avec Wish You Were Here, et bien que la partie centrale de l’album soit un peu moins puissante (même s’il faut reconnaître que le titre éponyme est une petite merveille de mélancolie), on est forcé une fois de plus de constater à quel point les Floyd sont en avance sur leur temps. Le doublé des "Shine On" est incontournable, il propulse incontestablement cet album au rang des meilleurs de la formation.
Et si je n’étais pas un ardent défenseur de l’inestimable valeur de la vie, j’adapterais et adopterais ici la formule consacrée : après avoir écouté ça, eh bien, on peut mourir !

DEFNAEL - 04/06/2008 -
0 0
5/5
Avec Dark Side Of The Moon, Meddle et Atom Heart Mother, c'est le 4ème disque du groupe incontournable.

David Gilmour est royal sur le titre Shine On Your Crazy Diamond Part I. Un des grands disques de rock.

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