IONA

(ROYAUME UNI)

THE CIRCLING HOUR

(2006)
LABEL:

AUTRE LABEL

GENRE:

ROCK ATMOSPHERIQUE

TAGS:
Celtique, Chant féminin
""
MARC M (26.04.2007)  
5/5
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Six longues années pour découvrir enfin le sixième album studio de Iona. C'est évidemment très long, même si Dave Bainbridge et Troy Donockley nous ont offerts deux albums en duo et deux en solo pour patienter. En fait, "The circling hour" est seulement le second album où figure une formation existant depuis près de 10 ans maintenant ! Et la cohésion de ces 5 musiciens est non seulement évidente mais leur complicité a débouché sur un album plus collectif, pourrait-on dire, que leur précédent, le majestueux et solennel "Open sky" (2000).

Ne voulant pas se répéter, Les gens de Iona ont ouvertement décidé de produire un disque plus dynamique, plus contrasté, avec à la fois une couleur progressive évidente mais aussi davantage de chansons accessibles. La teinte celtique, pas toujours très évidente même si le groupe a été classé plus d'une fois dans ce genre, est également un peu plus prononcée que sur le précédent album.

Celui-ci s'ouvre avec un titre ample et plein de rebondissements qui frôle les 8 minutes, "Empyrean Dawn". Curieusement, la voix de Joanne Hogg sur l'introduction est assez fragile et d'autant plus émouvante. Sur fond de synthés orchestraux, elle chante en fait une variation sur un vieil hymne, intitulé "fragments of a fiery sun", qu'on retrouvera, un peu plus développé, tout à la fin.

Après ce court préambule, le morceau proprement démarre par une explosion sonore, où une guitare électrique aussi volubile que lyrique émerge au milieu des claviers symphoniques et de la cornemuse, puis évolue encore en prenant des allures de course effrénée mais joyeuse. Impossible de résister à la mélodie entêtante et au rythme de galop, seulement rompu de temps en temps par des sections plus calmes, histoire de laisser l'auditeur respirer. Voici un morceau typique de Iona, qui se découvre un peu plus à chaque écoute.

A côté de cela, l'album se divise grosso modo en deux grands types de types de pièces, chacune d'entre elles étant pourtant bien unique. Tout d'abord, il y a ces chansons aux refrains entêtants, et pourtant assez intelligemment arrangées et un peu trop longues pour être assimilées à la pop habituelle ou à la variété soi-disant celtisante qu'on nous ressasse ! Le groupe a signé là quelques très bonnes mélodies faciles à retenir, au rythme très entraînant, des morceaux à la fois enjoués et émouvants comme "strength", "no fear in love"ou "factory of magnificent souls" (splendide ballade dont le titre était initialement celui de l'album). Ceux-ci laissent suffisamment d'espace pour des parties instrumentales conséquentes.

Ensuite, on a ces pièces plus ou moins instrumentales, où Joanne Hogg intervient essentiellement à travers des vocalises parfois réenregistrées en plusieurs couches, le tout avec un mélange d'influences prog, classiques, celtiques, jazz-rock. C'est la cas notamment du bouillonnant "Wind off the lake" qui, depuis le DVD "Live in London", a été étendu à plus de 11 minutes, ou encore le point d'orgue du disque, le triptyque d'un quart d'heure "Wind, water & fire", dont les deux premiers tiers sont basés sur des harmonies évanescentes où violon, piano, synthés et voix flirtent avec une sorte de classique contemporain accessible, pour enfin décoller sur 7 minutes sur le "Fire". Ce dernier mérite d'ailleurs bien son titre avec un feu d'artifice guitaristique plein de classe et de passion de Dave Bainbridge, particulièrement impressionnant, mais toujours empli de finesse, et s'achevant dans l'apaisement et la magnificence. Pour autant que Dave Bainbridge soit un grand guitariste, les autres ne sont pas en reste, notamment le multi-instrumentiste Troy Donockley qui n'est pas seulement un virtuose des fameux Uilleann Pipes mais également un brillant flûtiste et guitariste – qui interprète lui aussi deux beaux solos de guitare sur "The circling hour" !

Quant à la section rythmique, c'est un vrai bonheur ! Le bassiste Phil Barker n'a jamais été aussi audible et son jeu à la fois subtil et complexe peut s'apprécier à sa juste valeur, tandis que Frank Van Essen, dont la batterie est dotée d'un son feutré et puissant à la fois, va pouvoir postuler au Panthéon des Grands Batteurs (avec mention spéciale de violoniste virtuose en plus !). "The circling hour" est son heure de gloire : il est partout, soit aux percussions, soit au violon et, aussi différents que puissent être ces deux instruments, il y excelle vraiment.

Globalement, l'album maintient un bon équilibre entre chansons et instrumentaux, mélodies accessibles et virtuosité, atmosphères vaporeuses et parties dynamiques. Et le côté expérimental n'est pas absent, preuve que Iona sait être progressif au sens propre du terme, n'hésitant pas à improviser ("wind" vient d'une impro) et à produire des titres à la structure très libre (au risque peut-être de décontenancer quelque peu l'auditeur non averti). En prime, la qualité de la production est, plus que jamais chez eux, absolument irréprochable. Indispensable.
- Site officiel

LISTE DES PISTES:
01. Empyrean Dawn [7:50]
02. Children Of Time [5:33]
03. Strength [5:59]
04. Wind Off The Lake [11:07]
05. Factory Of Magnificent Souls [5:06]
06. Skymaps [6:43]
07. No Fear In Love [6:02]
08. Wind [3:30]
09. Water [3:00]
10. Fire [7:16]
11. Fragments Of A Fiery Sun [2:47]

FORMATION:
Dave Bainbridge: Guitares / Claviers, mandoline, bouzouki, programmation
Frank van Essen: Batterie / violon
Joanne Hogg: Chant / claviers, guitare acoustique
Phil Barker: Basse
Troy Donockley: Uilleann Pipes, flutes, guitares
   
(1) AVIS DES LECTEURS    
BENOÎT
21/08/2007
525
  0 0  
4/5
Sans doute le seul vrai groupe de prog-rock celtique encore en activité depuis que Mostly Autumn emprunte des chemins de traverse. Il y a parfois des longueurs, d'où le 8, mais quelle beauté ! A l'image sans doute de leur philosophie de vie. Ils n'ont nul besoin de la crier sur tous les toits pour nous montrer ce qu'elle est, pour cela, contriermentà d'autres, on ne peut que les en remercier. L'album oscille en permanence entre symphonisme et ambiance celte, rien à ajouter. Comme il est souvent dit : très hautement recommendable !
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4/5 (5 avis)
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4.5/5 (2 avis)
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