ARTISTE:

THE DIVINE BAZE ORCHESTRA

(SUÈDE)
TITRE:

ONCE WE WERE BORN

(2008)
LABEL:

RECORD HEAVEN

GENRE:

HARD ROCK

TAGS:
Chant aigu, Dissonant, Old School, Théatral
""
NICOFRED (03.03.2008)  
3/5
(0) Avis des lecteurs (0) commentaire(s)

La Suède est de nouveau à l’affiche avec The Divine Baze Orchestra, formation dont la création fut scellée en 2003. Tout d’abord en formule quartette, le groupe s’est muté en quintette avec l’arrivée du claviériste Daniel Karlsson. Une certaine constance est à signaler depuis la naissance de The Divine Baze Orchestra avec seulement un récent changement de bassiste. C’est donc sous ces auspices plutôt fraternels que le groupe a enregistré son premier album, judicieusement intitulé "Once We Were Born".
Pourquoi judicieusement ? Parce qu’il laisse entendre un retour vers une époque que ces jeunes musiciens n’ont pu appréhender que par l’intermédiaire d’œuvres incontournables qu’ils ont du faire tourner en boucle dans leurs lecteurs CD respectifs. D’ailleurs, l’illustration picturale de "Once We Were Born" est également évocatrice de cette illustre décennie en matière d’explosions artistiques en tout genre.

Et bien oui, il est question des années soixante dix, creuset dans lequel The Divine Baze Orchestra puise ses influences en les répandant sous forme d’un heavy rock progressif théâtral bluesy, renchéries au travers d’une atmosphère assez explosive. Ce "magic" quintette fait allègrement office d’un croisement musical composé d’une bonne dose d’Uriah Heep période David Byron à laquelle il faut ajouter une pinte de Deep Purple pour la face heavy, et parsemé d’une emphase Crimsonienne pour l’aspect plus grandiloquent. Voilà de quoi s’immerger dans un univers bigarré dont "Once We Were Born" se doit de faire le tremplin.

La production de cet album recèle les bienfaits impulsifs et directs des seventies, c’est à dire sans artifices et overdubs en tout genre. Le son est quasiment live et laisse entendre que peu de prises ont été nécessaires pour la mise en boîte de l’opus. Comme tout cela fleure bon l’enthousiasme et la spontanéité… D’ailleurs, les dix titres interprétés en sont entièrement révélateurs. L’orgue Hammond B3 de Daniel Karlsson zèbre furieusement l’ambiance en ronronnant comme un gros matou tapit sous un poêle bien chaud. La guitare d’Oliver Eek-Botha apporte un soutien de poids en se faisant lourde sur les rythmiques et lumineuse sur les envolées en solo. Le tandem basse/batterie est quant à lui huilé comme le carter d’une "Indian Chief" aux heures de vols conséquentes. Puis la voix d’Alex Frisborg, envoûtante et non dispensée de puissance - le timbre n’est pas sans évoquer David Byron - apporte efficacement sa contribution surtout sur les courbes plus théâtrales des compositions "Once We Were Born".

La feuille de route étant maintenant tracée, il est temps de fouiller un peu plus pour savoir si ce voyage en forme de come-back vers les 70’s tient toutes ses promesses. Un fait indubitable revient à l’esprit après la première écoute de "Once We Were Born". Les variations dans les thèmes sont nombreuses, depuis l’introduction "Purplellienne" de "Dance" jusqu’aux dernières notes d’orgue Hammond de "Burned By The Sun". The DBO se permet même de revisiter le boogie blues enflammé avec "Trota Di mare", tandis que "Orange And Turquoise" baigne dans un univers plus blues roots. "Choose You Green" est armé d’un riff sautillant et entêtant sur lequel vient s’ajouter un B3 toujours bien grondant. Les cris d’Alex Frisborg sur le refrain enrichissent davantage l’atmosphère survoltée de ce morceau.

A ce moment là, plus aucun doute ne subsiste quant à l’état d’esprit de The Divine Baze Orchestra. Ce retour en arrière n’a bien entendu aucun rapport avec une quelconque rétrogradation, car ces jeunes musiciens fort bien inspirés ne se contentent pas de ressasser les notes et les schémas que leurs aînés ont su créer et rendre populaires. Le feeling des 70’s coule dans les veines de chacun des protagonistes et des titres comme "In Search", "Little Man" et "The Man From My Mothers Brothers" sont là pour le confirmer.

Alors que "Burned By The Sun" vient clôturer cette œuvre dynamique et captivante avec des embruns plus délicats, il est rassurant d’entendre ces jeunes gens jouer comme des briscards aguerris et conquérants. The Divine Baze Orchestra ne se contente pas de piller l’héritage conséquent des années soixante dix, mais apporte sa contribution de manière sincère et authentique. En tout état de cause, voilà une production qui comblera les passionnés de cette époque déjà lointaine et permettra de surcroît à ceux qui ne la connaissent que plus superficiellement de la redécouvrir sous les meilleurs augures.


Plus d'information sur http://www.thedbo.com





LISTE DES PISTES:
01. Dance - 05.48
02. Choose Your Green - 03.53
03. Trota Di Mare - 04.30
04. Orange and Turqouise - 06:06
05. In Search - 04.15
06. Little Man - 04.19
07. The Person - 06:06
08. The Man From My Mother's Brother - 06.21
09. Closing The Circle - 04.04
10. Burned By The Sun - 07.33

FORMATION:
Alex Frisborg: Chant / Mellotron, Percussions
Christian Eklöf: Batterie
Daniel Karlsson: Claviers
Oliver Eek-Botha: Guitares
Tobias Petterson: Basse
   
(0) AVIS DES LECTEURS    
Haut de page
   
(0) COMMENTAIRE(S)    
 
 
Haut de page
LECTEURS:
4/5 (1 avis)
STAFF:
3/5 (1 avis)
MA NOTE :
 
 
AUTRES CHRONIQUES
VINDICTIV: Vindictiv (2008)
METAL PROGRESSIF -
ALAN PARSONS: Pyramid (1978)
POP - Coup de maître : "Pyramid" fait partie de ces albums magiques procurant un réel plaisir à chaque écoute : APP a trouvé son équilibre.
 
ECOUTE EN STREAMING
 
 
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2021