|
"Airbourne assume pleinement ses influences (AC/DC, The Angels, Rose Tattoo) dans un disque qui sent l'asphalte surchauffé et l'alcool frelaté."
|
4/5
|
|
|
Après Maeder et bien d’autres, voici un nouveau groupe annoncé comme le nouveau AC/DC. Tous les prédécesseurs n’ayant que très partiellement répondu à cette attente, il est tout à fait justifié de prendre cette annonce avec les réserves qui s’imposent. Et pourtant, il semblerait bien que nous tenions enfin le phénomène attendu. Venu tout droit d’Australie (ça vous rappelle quelqu’un ?) et formé par les 2 frères (encore un indice…) O’Keeffe, Airbourne nous délivre une galette qui sent bon l’asphalte surchauffé et l’alcool frelaté.
Et les 4 Australiens ne perdent pas de temps pour mettre les points sur les "i". Après la montée en puissance de l’intro du bien nommé "Stand Up For Rock’n’Roll", les données sont claires. La O’Keeffe Cie assume pleinement ses influences et ces dernières sont nationales : AC/DC, The Angels, Rose Tattoo. Ces petits gars auraient pu avoir des bases moins bien carénées. Ne cherchez rien de révolutionnaire, mais achetez-vous des bonnes baskets car vos battements de pied vont être intenses. Le seul petit bémol pourrait venir de la voix de Joel , sorte de mélange de Brian Johnson et Angry Anderson, qui, sans être désagréable, reste un peu trop réglée sur le mode gueulard et mériterait quelques variations supplémentaires. Pour les amateurs, la formule pourra faire penser aux légendaires Johnny Crash, mais là où l’éphémère combo de l’ex-chanteur de Tokyo Blade variait les ambiances, Airbourne garde le pied au plancher du début à la fin.
Lorsque l’on connaît l’importance du gang des frères Young dans la genèse de Rose Tattoo et The Angels, il est alors normal de constater qu’il s’agit de l’influence dominante sur la majorité des 11 titres de ce "Runnin’ Wild". "Too Much, Too Young, Too Fast", "What’s Eatin’ You” et "Heartbreaker" semblent d’ailleurs tout droit sortis de la Gibson du petit père Angus. Même la vidéo du premier nommé nous offre une chorégraphie de la section rythmique que ne renieraient pas Malcom Young et Cliff Williams. Cependant, si ces bases restent dominantes, les intros de "Runnin’ Wild" ou "Cheap Wine & Cheaper Women" renvoient à celles offertes par Rick Brewster (The Angels ) alors qu’Angry Anderson et sa bande ne renieraient pas la furie d’un "Stand Up For Rock’n’Roll" ou d’un "Blackjack".
Il s’agit donc bien d’une véritable bonne surprise que ce "Runnin’ Wild", édité en 2007 en Australie et qui attend d’être enfin distribué sur notre continent dans les semaines à venir. Gageons que cette petite bombe recevra l’accueil qu’elle mérite dans nos contrées. Une fois les influences bien digérées et la voix de Joel O’Keeffe mieux maîtrisée, il y a fort à parier qu’Airbourne pourra se tailler une place de choix dans le paysage du Hard-Rock graisseux dont la relève semble pointer le bout du nez avec appétit.
- Site officiel
|
|
|
LISTE DES PISTES:
01. Stand Up For Rock 'n' Roll - 4:01 02. Runnin' Wild - 3:38 03. Too Much, Too Young, Too Fast - 3:42 04. Diamond In The Rough - 2:54 05. Fat City - 3:26 06. Blackjack - 2:42 07. What's Eatin' You - 3:36 08. Girls In Black - 3:16 09. Cheap Wine & Cheaper Women - 3:10 10. Heartbreaker - 3:56 11. Let's Ride - 3:28
FORMATION:
David Roads: Guitares Joel O'Keeffe: Chant / Guitares Justin Street: Basse Ryan O'Keeffe : Batterie
|
|
|
|
(1) AVIS DES LECTEURS
|
|
|
|
|
Haut de page
|
|
|
(0) COMMENTAIRE(S)
|
|
|
|
|
|
|
|
LECTEURS:
4.6/5 (5 avis)
|
STAFF:
3.8/5 (6 avis)
|
|
|
|
|
|
EN RELATION AVEC AIRBOURNE
|
|
|
|
|
DERNIERE INTERVIEW
AIRBOURNE (30 AOUT 2016)
|
Music Waves a rendez-vous avec Joel, le guitariste charismatique d'Airbourne pour nous témoigner tout son amour pour le rock n' roll, véritable passion qui se ressent à l'écoute de leur dernier opus "Breakin' Outta Hell".
|
|
|
|
|
|
AUTRES CHRONIQUES
|
|
|
|
|
AUTRE(S) CHRONIQUES CONCERNANT AIRBOURNE
|
|