ARTISTE:

DIRE STRAITS

(DEFAULT)
TITRE:

LOVE OVER GOLD

(1982)
LABEL:

VERTIGO

GENRE:

ROCK

TAGS:
FM
"Love Over Gold apparaît comme un album de transition entre le rock simple, efficace et élégant des débuts et la sophistication relative des deux derniers albums. Les deux premiers titres sont exceptionnels."
ABADDON (01.10.2008)  
4/5
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1978, les frères Knopfler et leur bande font une entrée fracassante dans les hits européens en se réappropriant les bases d’un bon vieux rock n’ roll porté par la guitare élégante de Mark. S’ensuivent deux albums (Communiqué et Making Movies), qui ne font que reprendre avec succès les recettes de leur premier opus. Puis en 1982 paraît Love Over Gold, et avec cet album, les premiers changements dans le groupe se font jour. David Knopfler n’est plus crédité au line-up, un claviériste (Alan Clark) fait son apparition, et ce sera la dernière collaboration de Pick Withers à la batterie.

Changement de façade ? Pas du tout ! L’adjonction de claviers va grandement changer l’orientation sonore du groupe, jusqu’ici assez basique, apportant une richesse inattendue dans les arrangements. Une coloration atmosphérique fait alors son apparition, avec comme point d’orgue l’inoubliable Private Investigations, totalement atypique dans la production du groupe (et pourtant succès mondial). Le chant est ici presque parlé, ce qui confère au morceau un ton confidentiel très touchant, dont l’extrême sensibilité est portée au paroxysme dans la partie instrumentale, dépouillée à l’extrême mais totalement poignante.

La même volonté manifeste de changement est présente dans Telegraph Road, un titre inhabituellement long pour DS (14 minutes), avec son intro inattendue de claviers planants et piano préludant la mise en place du bon 4/4 rock qu'affectionne particulèrement Mark Knopfler. Il y a dans ce long morceau une volonté manifeste de montrer tout ce que le groupe peut faire, passages calmes ou plus rapides, impeccable intégration du piano dans la rythmique et les soli, final à la guitare conforme à ce que l’on attend de Mark Knopfler - un lancement progressif tout en accélérations, et un modèle d’efficacité : difficile de résister à la rythmique implacable ! La première moitié de ce Love Over Gold est donc une exceptionnelle réussite.

Les trois autres titres sont plus dans la lignée des productions antérieures avec notamment un gros effort d’arrangements mélodiques sur fond de blues dans le morceau-titre, préfigurant ce qui suivra dans Brothers in Arms. Industrial Disease et It Never Rains sont donc plus oubliables.

Love Over Gold apparaît donc comme un album de transition entre le rock simple, efficace et élégant des débuts et la sophistication relative des deux derniers albums. La face A du vinyle garde quand même pour les fans une place à part pour l’exceptionnelle qualité de la musique délivrée.


Plus d'information sur





LISTE DES PISTES:
01. Telegraph Road - 14:20
02. Private Investigations - 07:00
03. Industrial Disease - 05:50
04. Love Over Gold - 06:15
05. It Never Rains - 07:55

FORMATION:
Alan Clark: Claviers
Hal Lindes: Guitares
John Illsley: Basse
Mark Knopfler: Chant / Guitares
Pick Withers: Batterie
   
(1) AVIS DES LECTEURS    
TONYB
02/10/2008
  0 0  
5/5
Plus de 25 années se sont écoulées de puis la sortie de Love Over Gold, et malgré tout ce temps, cet album reste d'une actualité époustouflante.
La faute tout d'abord à une face A composée de deux chefs d'oeuvre intemporels, dans lesquels on retrouve à la fois finesse et puissance, au service d'une musicalité de tous les instants. Chaque détail est soigné (ah, ces petits coups assourdis de cymbale à contretemps dans Private investigations), et Mark Knoepfler est au meilleur de sa forme côté guitare.
Certes, après ces 21 minutes prodigieuses, auxquelles je collerais 10/10 sans hésiter, la face B pourtant de haute qualité, apparaît un peu en retrait. Mais quoi de plus normal ?
Et puis, une production et un son ÉPOUSTOUFLANTS, toujours au niveau de ce que l'on est capable de produire aujourd'hui avec une technologie sans commune mesure. A l'époque, Telegraph Road servait de morceau test à qui voulait acquérir un nouveau matériel HiFi (j'ai pu le vérifier notamment chez Bang & Olufsen, une référence en la matière ...).
Pour couronner le tout, cet album était déjà double disque d'or (200 000 exemplaires commandés) avant même sa mise en place en magasin.
Que ceux qui ne connaissent pas se précipitent !

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LECTEURS:
4.3/5 (3 avis)
STAFF:
4.5/5 (11 avis)
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