ARTISTE:

BLUE OYSTER CULT

(ETATS UNIS)
TITRE:

HEAVEN FORBID

(1998)
LABEL:

SPV STEAMHAMMER

GENRE:

HARD ROCK

TAGS:
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MR.BLUE (09.11.2009)  
5/5
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Cela faisait dix ans que le Cult faisait silence radio après son coup de maître « Imaginos » en 1988. Dix ans à errer de nouveau dans les réseaux routiers de Long Island, apparaissant de temps à autres sur des scènes plus grandes, dans certains festivals, comme à ses débuts. Le Culte de l’huitre bleue semblait bel et bien à la retraite. Mais c’était mal connaître Bloom, Lanier et Roeser, les trois fantasques et inspirés mages du rock. « Heaven Forbid », sorti en 1998, n’est pas l’ultime sursaut d’un groupe mourant mais un véritable bijou de Hard Rock moderne qui rabat le clapet de plus d’une formation de l’époque, même si le succès ne fut pas au rendez-vous, en dehors de la fan-base fidèle.

BÖC entre dans le XXIème siècle avec un peu d’avance, et, renforcé par une rythmique alliant tour à tour finesse et mur de son (Danny Miranda et Bobby Rondinelli ne sont pas des manchots, ils ont joués avec les plus grands) délivre un album massif, doté d’une production énorme, de compos brillantes et d’un son limpide. Rien n’est à jeter ici, chaque titre méritant l’écoute attentive. Côté artwork, l’album sort avec deux pochettes différentes dans un même boitier. Une première très soft avec une jolie blonde qui semble gérer l’accès au paradis, une seconde bien plus sombre digne d’un vieux Hitchcock. Cela semble bien représenter les deux types d’ambiances bien distinctes (mais complémentaires) de cet album, souvent caractérisées par la répartition entre le chant de Bloom et Dharma.

Pour vous en convaincre, il vous suffit d’écouter le premier titre « See You In Black ». C’est sans doute le titre le plus métal et puissant de toute la carrière du groupe : Intro basse/batterie terrible, grosses guitares, rythme soutenu, thématique douloureuse (les femmes battues) et solo furieux. Ce n’est pas surprenant qu’il soit le titre le plus attendu par les jeunes métalleux lors des concerts. Dans la même veine, en moins « brut » et toujours sous le chant puissant de Bloom, on trouve un « Hammer Back » qui dans sa partie centrale fait hommage à la période psychée du groupe, suivi d’un solo d’anthologie ainsi que « Power Underneath Dispair », mis en bouche par une superbe intro et au refrain prenant une fois sur deux le rythme à contrepied de façon bluffante.

Puis, il y a dans une autre veine, les titres à la Dharma, hantés par son chant douceureux et sa guitare qui envoute pour mieux inciser ensuite. « Harvest Moon » en est le parfait exemple. C’est un titre à la « Don’t Fear The Reaper » avec une ambiance certaine et spectrale, rehaussée de paroles sombres et inquiétantes suivi d’un solo de gratte sur une accélération bien sentie. C’est l’un des grands moments de l’album et l’un des seuls titres repris régulièrement en concert ce qui ne trompe pas. « Live For Me » se veut du même acabit, même si moins racé.

Notre ex-moustachu change la donne avec « Damaged » et « Still Burnin’ ». Là, fini les balades, Buck se la joue rock. Dans le premier titre, introduit par un riff vintage et à la pêche contagieuse, l’auditeur prend son pied ! Le clavier nous emballe et on se prend à remuer du popotin : ça joue, c’est efficace ! Dans le second, on entre dans un gros titre, carré et solide, qui se veut la réponse directe au célèbre « Burnin’ For You ». Tout y est, les riffs, les chœurs, les breaks et tout le bataclan.

La fin de l’album est dominée par la voix de Buck (en dehors du moyen « Cold Gray Light Of Down »). Ca sent le folk avec un « Real World » semi-acoustique gavé de gimmicks de guitare (trop bon !) et une reprise totalement acoustique ce coup –ci de « In Thee » (de l’album Mirrors de 1979) durant laquelle Lanier brille par son jeu bluesy.

Bilan des courses, en dehors de deux titres un peu faiblards, nous tenons ici un autre très bon album du BÖC, l’un des meilleurs à mon humble avis, caractérisé par sa fougue, sa diversité, son énergie et sa luminosité (cette fameuse « lumière qui ne réchauffe jamais » du hit « Astronomy »). Le groupe se fera moins attendre avant la parution de « The Curse Of The Hidden Mirror » qui sortira seulement trois ans plus tard, dernier album du groupe à ce jour ...


Plus d'information sur http://www.blueoystercult.com





LISTE DES PISTES:
01. See You In Black - 03:17
02. Harvest Moon - 04:55
03. Power Underneath Dispair - 03:29
04. X-ray Eyes : 03:49
05. Hammer Back - 03:35
06. Damaged - 04:42
07. Cold Grey Light Of Dawn - 03:53
08. Real World - 05:11
09. Live For Me - 05:19
10. Still Burnin’ - 03:37
11. In Thee - 03:40

FORMATION:
Allen Lanier: Guitares / Claviers
Bobby Rondinelli: Batterie
Chuck Burgi: Chant / Batterie
Danny Miranda: Chant / Basse
Donald (Buck Dharma) Roeser: Chant / Guitares / Claviers
Eric Bloom: Chant / Guitares / Claviers
George Cintron: Chant
Jon Rogers: Chant / Basse
Tony Perrino: Claviers
   
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