GENESIS

(ROYAUME UNI)

AND THEN THERE WERE THREE

(1978)
LABEL:

CHARISMA

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Old School
""
VANDERGRAAF (11.01.2004)  
1/5
(7) Avis (1) commentaire(s) (1) Biographie + (1) storie(s)
C'est géant ! Génial ! Mortel ! Impossible d'être un fan de Genesis sans avoir écouté cela ! De toute leur carrière, de tous leurs albums, de toutes leurs chansons, voilà probablement l'un de leurs chef d'oeuvre. Avec un rythme original, décalé, ravageur. Un son râpeux, agressif, mordant, un solo de claviers déchirant, et une batterie ultra-rapide à faire pâlir les métalleux. Tout fan de Genesis se doit d'avoir écouté... "Down and Out".

"Down and Out", c'est la première chanson de l'album "And Then There Were Three", et c'est effectivement une chanson absolument géniale. Le reste de l'album ? Il n'existe même pas. En admettant que l'on puisse lui trouver une consistance quelconque, mieux vaut l'ignorer.

Car cet album est sans aucun doute le pire album de toute la carrière de Genesis. Après le départ de Steve Hackett et le rutilant succès de la tournée immortalisée par "Seconds Out", les trois Genesis restants ressemblent cruellement à beaucoup de groupes de prog' mourants, dissous et arrivés au bout de leur inspiration.

Les fans de l'époque ont pris peur en apprenant qu'aussitôt le guitariste parti, le groupe choisit d'enregistrer un nouveau disque. Le titre (tiré d'une comptine anglaise) n'a d'autres sens que d'ironiser sur la situation du groupe. Au résultat, hormis "Down and Out" (qui serait indispensable s'il existait en single), le reste de l'album va d'ennui en clichés, pour finir avec la soupe "Follow You Follow Me" qui servira d'eau de Cologne à tant de radios.

Donc, le fan de Genesis se doit de posséder "Down and Out", mais pas le reste de And Then There Were Three. A vous de trouver un moyen pour réaliser cette utopie : découpez les pistes d'un CD, achetez un vinyle pas cher, ou encore un CD soldé, mais qui ne coûterait que le onzième du prix de vente, puisqu'une seule chanson sur onze vaut la peine d'être écoutée.
- Site officiel

LISTE DES PISTES:
01. Down And Out
02. Undertow
03. Ballad Of Big
04. Snowbound
05. Burning Rope
06. Deep In The Motherlode
07. Many To Many
08. Scenes From A Night's Dream
09. Say It's Alright Joe
10. The Lady Lies
11. Follow You Follow Me

FORMATION:
Mike Rutherford: Guitares / Basse
Phil Collins: Chant / Batterie
Tony Banks: Claviers
   
(7) AVIS DES LECTEURS    
ROLAND
21/10/2023
5
  0 1  
4/5
Cet opus me concernant! Il me parle, le reste! Je ne m'en soucie et ne m'en préoccupe aucunement.
Peter Gabriel pour les uns "la racine", Phil Collins pour d'autres "le batteur" (mais point en retraite... il eut un temps.)
La sensibilité est propre à tout un chacun, en tout art.
Ce message nullement critique, d'autres s'en chargent ou s'en chargeront.
Ladite critique, ne m'a jamais influencé, seul ma personne, mon ressentit se fera sa propre opinion.

LYNOTT
19/12/2015
  0 4  
4/5
Quand je vois tous ces 1 et ces 2, je me dis : pourquoi tant de haine ? Les inconditionnels de Gabriel ? Les aficionados de Philips ? Les fanatiques de Hackett ? Les trois à la fois ?

Ben moi je le trouve beau cet album, et j'adore en ces temps hivernaux ces mélodies d'une tristesse sidérante.

Mais je ne suis qu'un petit hard mélo man de rien du tout, pas un vrai progman c'est vrai, ceci explique vraisemblablement cela...

Alors je me fais tout minus dans mon coin et je dis "bravo messieurs" en sourdine.

REALMEAN
10/02/2013
  0 1  
3/5
Le départ de Peter Gabriel n'avait pas sonné la refonte stylistique, mais celui de Steve Hackett marquera le coup d'envoi de la période "moderne".
En fait, non pas que les albums à venir seront de mauvais albums, mais la synergie créative disparaît à partir d'And Then There Were Three. Même si la contribution de chacun des protagonistes restera assez équitable, sur l'ensemble des projets: les talents s'additionnent, mais ne fusionnent plus. Il est bien possible que l'album d'ouverture du trio, qui pour moi est plus inspiré de la vision de Tony Banks que de celle de Collins, ait été victime d'un essuyage de plâtres. Allez savoir si Duke n'aurait pas reçu le même accueil, en arrivant tout juste après Trick of the Tail.
Le catalogage du Genesis post Trick est assez limpide à mon oreille: And then there were three, avec Calling all Stations à l'autre extrémité, me parlent énormément en langage Banks (j'ai l'impression d'écouter les maquettes de Curious feeling et de Bankstatement respectivement).
Duke embarque pas mal d'accents rock propres à Mike Rutherford, même si les plus belles compositions de cet album sont les résultats d'un writing partagé. Et la griffe de Phil Collins est très présente sur le doublé Genesis(Mama) et Invisible Touch. Reste We can't dance qui retrouve il est vrai une coloration collective, mais au prix d'une homogénéité défaillante. Quant à Abacab... C'est le seul que je trouve inclassable. Et génial à sa manière !

Alors, que trouve-t-on sur ce premier opus de la nouvelle vague génésienne ? Encore du rêve, de la poésie, de la mélancolie, des élans torturés, mais sans le liant des contes ésotériques d'autrefois. N'empêche, il y a du beau monde, quoi qu'on en dise.
"Down and Out", bien sûr. Mais aussi "Undertow" et "Snowbound", avec leur refrain scintillant et aussi simpliste que poignant; Phil Collins nous démontre encore, et il l'avait déjà fait après le départ de Peter, qu'il peut être un excellent chanteur. Un très attachant "Ballad of Big", avec ses cavales endiablées ponctuées de breaks percutants, qui tombent à point nommé. D'accord aussi avec Pieriv, l'envoûtant "Burning Rope" est splendide, digne de la grande époque. En revanche, "Deep in the Motherlode" est un peu pénible, trop long à mon goût, empêtrant sa mélodie dans une instrumentation exagérément pesante et une ligne vocale où Phil n'arrive pas à définir sa tessiture. "Many too Many", une belle réussite, un morceau atmosphérique et joliment onirique. Dommage que la fin de l'album s'avère moins consistante: "Scenes from a Night's Dream" est une nouvelle tentative d'écriture à tiroirs, mais le feeling n'est pas au rendez-vous; le morceau n'atteint pas 4 minutes, et paraît déjà trop long. "Say it's Alright Joe" en revanche embarque de bonnes idées qui ne sont pas suffisamment mises en valeur. Et "The lady Lies", sans être désagréable, se révèle passablement soporifique.
Avec une production plus clairvoyante et un soupçon de catalyse par la jonction des potentiels inventifs, ce qui n'aura plus lieu désormais, And then... aurait pu être le troisième volet de la saga Wind and Wuthering & A Trick of the Tail. En tout cas, le résultat est globalement très cohérent, et cerise sur le gâteau, comme il me faut avouer que je suis également fan de la soupe de "Follow you Follow me", une compo bubble-gum certainement mais une pépite émotionnelle, l'album se clôture en beauté malgré les aléas de sa seconde partie. Bref, de mon point de vue, And Then... ne sera pas l'album de Genesis à oublier.
7,5/10

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(1) COMMENTAIRE(S)    
 
 
DJILYAL
21/10/2023
 
7
1
Pour moi, cet album est un ovni entre les deux précédents, magnifiques et marqués par l'envol de Steve Hackett enfin mis en avant, et Duke qui est une chose assez bâtarde entre excellent et décevant, le premier disque de la nouvelle ère pop. And there were three pâtit sûrement d'un snobisme post-Hackett comme après le départ de Gabriel. Honnêtement, je me régale toujours en écoutant cette suite enthousiasmante et lyrique de morceaux malgré une sensation de mélancolie prononcée. Une sorte d'enterrement de (grand) luxe où nos trois surdoués veulent démontrer leur savoir-faire (trop diront certains) mais quelles envolées! Rien que le solo de Burning rope me donne des frissons ou les fulgurances de Deep in the motherlode. Ce ne sont que deux exemples parmi une suite de perles ciselées à l'or fin. Ma seule réticence serait la guimauve finale, la même que celle qui me dérangeait déjà du temps de Gabriel, annonçant la pop qui allait suivre, pas toujours inspirée. Le reste est du pur bonheur, sans cesse renouvelé. Collins, qu'il insupporte ou non, déploie enfin sa maitrise vocale, déjà entendue dans l'opus précédent, se détachant de Gabriel. Genesis est bien le groupe prog le plus fascinant que je connaisse. Le seul à avoir été entièrement composé de compositeurs de grand talent. Gabriel, Hackett, Banks, Collins et Rutherford, excusez du peu! Dans oublier Anthony Phillips! Qui peut en dire autant?
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LECTEURS:
3.3/5 (23 avis)
STAFF:
2.4/5 (18 avis)
MA NOTE :
 
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