GROUPE/AUTEUR:

LIFE LINE PROJECT

(HOLLANDE)

TITRE:
THE KING (2009)
LABEL:
AUTOPRODUCTION
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

""
TONYB - 12.07.2010 - (1) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
5/5
The King est un album qui a, dirons-nous, longuement mûri … et qui a failli ne jamais voir le jour. Débutée en 1978, cette fresque a finalement été publiée en 2009, même si, aux dires d'Erik de Beer, pilote du projet Life Line Project, il ne reste plus grand-chose de la musique initiée 30 années auparavant.

The King, c'est d'abord une histoire personnelle, car Erik l'a enregistré avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête (voir notre interview à ce sujet), pensant, heureusement à tort, qu'il s'agirait de son testament, et pas seulement musical. L'intensité qui s'en dégage trouve forcément une part importante dans cette période ô combien difficile.
The King est ensuite un concept engagé, symphonie fantastique à l'encontre de tous les va-t-en-guerre, dictateurs, prophètes et autres pseudo-descendants ayant confisqué la pensée de leurs ancêtres et qui souhaitent imposer leur pensée unique et leur drôle de conception de la démocratie (une moquerie !). Ceaucescu pour l'initiateur du projet, Bush pour sa résurrection, j'en passe et des meilleurs.
The King, c'est enfin, et surtout, une musique symphonique on ne peut mieux évocatrice de l'histoire : après quatre courtes pièces en amuse-bouche, place aux 38 minutes qui donnent son nom au concept.

Le thème principal joué au hautbois et qui revient régulièrement tout au long des différentes plages enchaînées, fait immédiatement surgir l'image du paon paradant. Cette superbe mélodie mélancolique en devient obsédante de beauté. Haze & Overture plante ainsi le décor musical : alternance de thèmes joués sur une kyrielle d'instruments différents, chorus symphoniques majestueux, et une inspiration qui donne au rock symphonique toutes ses lettres de noblesse.
L'ambiance est souvent noire, inquiétante, mais avec des lueurs d'espoir ici et là (les passages de mandoline notamment et les emprunts à la musique médiévale, ou encore le Finale une fois l'ange noir déchu). Les claviers tiennent bien sûr une place prépondérante dans l'ambiance générale, et comme dans les autres albums de LLP, les allergiques aux sonorités des 70's risquent d'être déroutés … à tort !

Tel les musiciens baroques, dont il fait également partie, Erik de Beer a de toute manière pris le parti de jouer sa musique avec les instruments de l'époque. Exit donc les séquenceurs et sonorités numériques, et vivent les orgues et synthés analogiques. Et franchement, dans le cas présent, cela colle on ne peut mieux à la musique proposée.
Cette formidable fresque va trouver son apogée dans Doom, titre apocalyptique s'il en est, introduit par une basse funky, ponctué par un Dies Irae revisité qui vient sonner l'hallali, les parties d'orgue s'avérant particulièrement dantesques !

Rarement un album ne m'aura procuré autant de sentiments et d'émotions : le fait d'en connaître l'histoire, que dis-je, LES histoires, a sûrement gommé de mon esprit les quelques petits défauts qui subsistent ici et là, notamment dans le traitement des parties vocales. Mais comme l'explique si bien Erik de Beer, la perfection n'étant pas de ce monde, il préfère sonner juste et authentique que rattraper ses défauts par le biais d'ordinateurs … et c'est très bien comme cela !

Plus d'information sur http://www.lifelineprojectbandclanofduplo.com



GROUPES PROCHES:
TUGS, ELP, CAMEL, RICK WAKEMAN

LISTE DES PISTES:
01. Opening - 5:00
02. Is This the End ? - 5:51
03. Free Passage - 2:36
04. Dusk - 4:15
05. The King - 37:58


FORMATION:
Ada Bienfait: Basson
Anneke Verhagen: Clarinette
Bram Vroon: Guitares
Dineke Visser: Hautbois
Elsa De Beer: Flûte traversière, flûte basse
Erik De Beer: Guitares / Basse / Claviers / Batterie / Mandoline, luth, chitarrone, clavecin
Jessica ter Horst: Flûtes alto et sopranino
Jody Van Der Gijze: Choeurs
Ludo De Murlanos: Batterie / Percussions diverses et variées
Maruschka Kartosonto: Chant
Peter van der Stel: Chant
Remon Bergwerff: Basse
Yvette Vrij: Chant


TAGS:
Concept-album, 70's, Symphonique
 
 
(1) AVIS DES LECTEURS
En cliquant sur le bouton ci-dessous vous pourrez écrire votre propre chronique a propos de cet album et lui attribuer une note. Ceci n'est pas un commentaire et demande au moins une dizaine de ligne pour expliquer pourquoi vous avez aimé ou non la production.
REALMEAN - 14/10/2016 -
0 0
5/5
Cet album est phénoménal, et bien qu’ayant gardé un attachement particulier pour le premier de la série, il m'est impossible de laisser "The King" sous silence. Comme un devoir d’en dire quelques mots. Un projet aussi décousu à la première écoute que superbement unitaire une fois sa substance vitale absorbée et digérée. Car avec Erik de Beer, c’est bien de cette émotion authentique et viscérale dont il s’agit : il n’y a pas d’homogénéité uniforme derrière l’expressivité de cette musique, tour à tour introspective, tourmentée, philosophique, festive ou lyrique, ni même derrière la pluralité des innombrables sonorités utilisées, pourtant intégralement affranchies des procédés numériques. Il y a en revanche une indéfectible cohérence dans la manière dont le frontman de Life Line Project nous raconte une histoire, son histoire, et celle de l’humanité toute entière. Une histoire où la passion de la vie doit rester la plus forte, à tout prix, et où l’incommensurable puissance du désespoir doit être combattue avec un acharnement égal, avec la contre-réaction qu’elle mérite.
Ainsi, l'ouverture commence par égarer l’auditeur, avant que le prolongement de son entrée en matière progressive et ténébreuse par une atmosphère cinéma de vaudeville à l'ancienne n’apparaisse comme une évidence. Le vocal féminin mal assuré ouvrant 'Is this the end ?', avec une pointe de désinvolture, désarçonne complètement - à se demander si la composition ne s’est pas trompée de projet, pour finalement conclure sur une inflexion mélodique définitivement envoûtante. 'Free passage' est aussi déconstruit et incongru de prime abord qu’il est rayonnant, saisissant et convaincant une fois qu’il a entraîné votre esprit dans sa ronde. En ressenti inversé, 'The Dusk' est l’introduction énigmatique du titre éponyme, dosant subtilement le questionnement méditatif et la symphonie de sa réponse épique. Ai-je évoqué la force de 'The Dusk', ou du titre éponyme ? Les 2, mon capitaine. Car si on ajoute que la suite 'The King' est à la fois progressive, agressive, gospel, rock, torturée, festive, médiéviste, ésotérique, vous risquez d’en conclure qu’il ne peut s’agir que d’un fourre-tout sans queue ni tête. Et pourtant, de la première à la dernière note, son décodage révèle un édifice semblable à l’œuvre du facteur Cheval, d’une richesse inouïe, mais surtout à l’architecture incroyable d’un ensemble où tous les contraires s’accordent idéalement les uns avec les autres.
Il est improbable, voire incompréhensible, d’attribuer la note maximale à ce projet alors que mon coup de cœur, dans cette même discographie, ne l’obtient pas. Mais c’est peut-être assez symptomatique de la particularité très rare de "The King", dont le fond surpasse très sensiblement la forme. « On vit tous la même histoire » , a dit William Sheller. C’est cette histoire que vous conte "The King".

Haut de page
(0) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'album ou de la chronique, expliquez pourquoi vous êtes d'accord ou non ou tout simplement raconter votre vie...
 
Aucun commentaire. Soyez le premier à donner votre avis sur cette chronique ou sur cette production
Haut de page
EN RELATION AVEC LIFE LINE PROJECT
DERNIERE INTERVIEW
Rencontre avec Erik de Beer, fondateur et tête pensante de Life Line Project, projet de rock symphonique découvert récemment dans les colonnes de MusicWaves.

NOTES
2/5 (1 avis) 5/5 (2 avis)
MA NOTE :
 
AUTRES CHRONIQUES
CHRONIQUE PRECEDENTE
ANGELINE: Confessions (2010)
A.O.R.
 
CHRONIQUE SUIVANTE
OLIVIER CALMEL: Sha-Docks (2009)
JAZZ
ECOUTE EN STREAMING
 
L'album n'est peut être pas sorti ou l'ID spotify n'a pas encore été renseigné ou il n'y a pas d'ID spotify disponible
 
AUTRE(S) CHRONIQUES CONCERNANT LIFE LINE PROJECT
LIFE-LINE-PROJECT_Armenia
Armenia (2013)
4/5
2.5/5
AUTOPRODUCTION / ROCK PROGRESSIF
LIFE-LINE-PROJECT_Twenty-Years-After-
Twenty Years After (2012)
4/5
2/5
AUTOPRODUCTION / ROCK PROGRESSIF
LIFE-LINE-PROJECT_The-Journey
The Journey (2011)
4/5
3/5
AUTOPRODUCTION / ROCK PROGRESSIF
LIFE-LINE-PROJECT_Distorted-Memories
Distorted Memories (2010)
5/5
2.3/5
AUTOPRODUCTION / ROCK PROGRESSIF
LIFE-LINE-PROJECT_The-Finnishing-Touch
The Finnishing Touch (2009)
4/5
2/5
AUTOPRODUCTION / ROCK PROGRESSIF
 
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2020