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GROUPE/AUTEUR:

OOH LA LA

(AFGHANISTAN)

TITRE:
FREE AT LAST (2010)
LABEL:
BAD REPUTATION
GENRE:
ROCK

""
NIURK - 19.07.2010 - (0) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
4/5
Combien de groupes de génie faut-il qu’il ait enfanté pour qu’un pays gagne son étoile sur le Sunset Boulevard du rock’n’roll ? Pour une telle évaluation, il faudrait sans aucun doute se référer à l’histoire musicale, à la démographie locale, ou encore au nombre de guitares électriques vendues au km². Mais plutôt que de nous intéresser à tous ces paramètres, prenons un exemple : au hasard, Oohlala. Un premier indice : la formation est australienne.

Emmenée par leur trublion-esque chanteur Simon Meli, les 4 jeunes hard-bluesmen venus de Sydney peuvent se targuer de proposer une musique au croisement de figures tutélaires telles que Led Zeppelin, Free ou un certain Ted Nugent première période, auquel ils empruntent le boogie accrocheur en diable. N’allez pas croire pour autant qu’il s’agisse là d’un quartet pour vieux sur le retour, car l’originalité autant que l’énergie sont au rendez-vous. La section rythmique martelée de mains de maîtres par la paire Shane Steel O'Neill et Archie n’est d’ailleurs pas sans rappeler les Anglais de Jet : l’efficacité étant privilégiée à tout tricotage superflu.

Mais bon sang de bonsoir, nous parlons d’un groupe australien et nous n’avons toujours pas évoqué le cornu Mister Young ! Et bien oui : oubliez le courant alternatif et son rejeton Airbourne, car si nos hommes font du hard-blues, ils lui ont ajouté tout ce qu’il faut de Soul pour ralentir la cadence et proposer une intensité toute différente. A l’intensité des morceaux on ajoutera celle d’un album qui ne dure qu’une petite trentaine de minutes, vingt-cinq de moins en temps perçu !

C’est une vraie collection de brûlots et de perles du genre que Oohlala enfile avec une déconcertante facilité et maturité. Facilité car le potentiel hymnique de chaque titre est absolument bluffant, l’intégralité des refrains étant à reprendre à tue-tête sous la douche, ou plus certainement dans les salles que ne devrait pas manquer de remplir le groupe. Maturité, car chaque morceau a une identité forte tandis que l’ensemble de l’album peut se prévaloir d’une couleur chaude tout à fait unie.

Comme au JT, place à un bref rappel des titres : l’album est propulsé par un "Free At Last" dont le riff s’inscrit dans la veine d’un "Immigrant Song", le phrasé de Simon claquant et envahissant littéralement l’espace pour scander un texte 100% rock’n’roll avant qu’un solo parfaitement calibré nous emporte sans prévenir. Place au blues alors avec "Don’t Fight The Feeling" et ses slides lancinants, débouchant sur une cavalcade épique qu’il ne servira en effet à rien de combattre. L’ensoleillé et sautillant "You Gotta Move" transforme l’essai en faisant simplement une chose extrêmement complexe : du bon rock !

Deux secondes d’hésitation nous sont alors offertes avec les cymbales d’un "Lovin’ Hand" qui laisse présager d’un "YYZ" des maîtres canadiens, mais il n’en est rien et c’est cette fois-ci un boogie qui n’en finit plus de nous faire dodeliner qui nous est servi. "I Am Who I Am" repart dans le vif du sujet avec un Simon plus enlevé et presque lyrique, parvenant à nous transporter sur un message des plus basiques. La face B s’ouvre alors sur l’exceptionnel "Get On Your Knees And Pray" à vous dresser les poils d’excitation lubrique. Rebelote boogie avec un "Yeah People" bondissant de toutes parts et des cœurs très Ray Charles ! Une fin d’album qui ne lâche pas une miette de son emprise frénétique sur vos pieds puisque "When Water Turns To Wine" et "Tonite Only" sont encore sur orbite. Dernier espoir de slow déçu pour les plus mous avec un ultime "Chop The Mutha Down" bouclant la boucle sans lever le pied. 32:47, la messe est dite !

L’Australie mérite-t-elle son étoile ? Hell Yeah ! Mais depuis un moment déjà sans doute. Reste qu’avec de jeunes formations aussi prometteuses et flamboyantes qu’Oohlala, elle semble vouée à la conserver encore de longues années. Reste à notre quartet à renouveler un tel succès cinq ou six fois, et c’est sans doute sous leur nom propre que le Hall Of Fame les accueillera. A vous de les y aider !

Plus d'information sur http://www.oohlala.net.au



GROUPES PROCHES:
LED ZEPPELIN, TED NUGENT

LISTE DES PISTES:
01. Free At Last – 03:08
02. Don’t Fight The Feeling – 03:32
03. You Gotta Move – 02:52
04. Lovin’ Hand – 03:16
05. I Am Who I Am – 03:52
06. Get On Your Knees And Pray – 03:31
07. Yeah People – 02:57
08. When Water Turns To Wine – 02:51
09. Tonite Only – 03:02
10. Chop The Mutha Down – 03:46


FORMATION:
Archie: Basse
Shane Steel O'Neill : Batterie
Simon Meli: Chant / Guitares
Tony Kvesic: Guitares


TAGS:
Accessible / FM, Bluesy, Groovy
 
 
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