ARTISTE:

COLOSSEUM

(FINLANDE)
TITRE:

CHAPTER 2 : NUMQUAM

(2009)
LABEL:

FIREBOX

GENRE:

DOOM

TAGS:
Growl
""
CHILDERIC THOR (25.10.2010)  
4/5
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Ils ne lui ont jamais pardonné. Oui. Tous ceux qui se sont construits avec la Sainte Trinité du UK Doom (My Dying Bride/Anathema/Paradise Lost) au début des années 90 et qui ont par la suite découvert Yearning avec sa démo Autumn Funeral, et plus encore sa première offrande With Tragedies Ardorned en 1997, eux donc, n’ont pas pardonné à Juhani Palomaki d’avoir à partir de son successeur, Plaintive Scenes, déserté la cause, mis de l’eau dans son Doom death pour accoster des rivages plus atmosphériques, voire carrément gothiques.

Or, aujourd’hui, les choses ont changé. Oh non pas du côté de Yearning qui continue sur sa lancée avec du reste, une réussite certaine, mais plutôt de celui de son leader qui depuis 2007 et après quatre années de silence radio a trouvé en Colosseum un véritable exutoire en même temps qu’une forme de catharsis où il peut renouer avec les sombres sentiments de jadis. Du coup, les amoureux des ambiances mortifères ont redécouvert un Juhani qui n’a pourtant jamais cessé de créer de la bonne musique.

Numquam s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, l’effrayant Delirium dont on savait d’entrée de jeu qu’il ne resterait pas longtemps un enfant unique. L’équipe est la même autour du maître à penser qui poursuit l’excavation dans la roche profondément enfouie d’un Doom funéraire glacial mais néanmoins d’une beauté évanescente et mystérieuse. Les Finlandais forgent de longues dérives étouffantes qui suivent un rythme d’une lenteur extrême que rien de vient jamais briser et dont ils ne ressentent jamais le besoin de les étirer jusqu’à la limite du supportable.

Le paysage est donc connu, balisé par d’autres avant lui, mais Palomaki possède cette faculté bien à lui de dérouler des atmosphères presque vaporeuses, lointaines et que l’on ne parvient jamais à attraper totalement, tout comme il demeure fidèle à ces riffs ruisselant une mélancolie infinie, qui semblent pleurer toute la tristesse d’une vie grise et sans joie, reconnaissables entre mille ("Demons Swarm By My Side").

Par rapport au premier album, Numquam voit le groupe enrichir sa palette sonore par l’entremise d’instruments tels que le violon, la flûte et plus étrange, la trompette, comme à la fin de "Towards The Infinite" qui, grâce à elle, résonne tel un appel venu des limbes. Il y a aussi ces arrangements presque symphoniques qui achèvent le vertigineux "Narcosis". A l’instar de ces notes acoustiques belles à en pleurer ouvrant "The River", ces pinceaux sont utilisés avec finesse et discrétion pour conférer une noirceur encore plus grande, une forme de gravité tragique à une toile dont la dernière touche ("Prosperity") finit de la plonger dans un abîme de dépression inexorable. Superbe et terrifiant.


Plus d'information sur http://www.colosseumdoom.com





LISTE DES PISTES:
01. Numquam - 07:32
02. Towards The Infinite - 06:57
03. Demons Swarm By My Side - 09:57
04. The River - 07:07
05. Narcosis - 09:53
06. Prosperity - 16:42
07. Outro - 05:31

FORMATION:
Janne Rämö : Basse
Juhani Palomäki: Chant / Guitares
Olli Haaranen: Guitares
Sameli Köykkä: Batterie
   
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