ARTISTE:

IMAGES OF EDEN

(ETATS UNIS)
TITRE:

REBUILDING THE RUINS

(2011)
LABEL:

NIGHTMARE

GENRE:

METAL PROGRESSIF

TAGS:
80's, Chant aigu, Technique
""
METALNATURE (21.03.2011)  
3/5
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Images Of Eden nous revient avec un troisième album "Rebuilding The Ruins", et manifestement, l’image qu’ils nous donnent du paradis n’est pas réjouissante. Ciel noir, ruines, ange désespéré, arbre mort ; juste une lueur pour éclairer le plan et espérer cette reconstruction. Si l’ambiance n’est donc pas aux cotillons, cette pochette reste très réussie, inspirée, interpellante et tout simplement belle !

Mais petit flash-back sur le parcours de ce groupe originaire de Baltimore (USA). Il arpente depuis 1999 les contrées de Symphony X, de Queensryche ou de Fates Warning. Après une première démo, il a commis un deuxième méfait en 2006, "Sunlight Of The Spirit", bien apprécié par la rédaction de MusicWaves. Le groupe est toujours mené par Gordon Tittsworth qui, outre le chant et la guitare, s’accapare cette fois la basse et certains claviers. Bien ancré sur le label Nightmare, Gordon a aussi géré la production, confiant le mixage à son batteur et le mastering à Eric Zimmerman, qui, loin d’être un bras cassé, a déjà travaillé avec Deftones, Limp Bizkit, mais aussi Fates Warning. Le son est en effet excellent, avec une belle précision des instruments qui s’agencent sans se faire de l’ombre, ce qui permet d’apprécier au mieux la complexité de la musique.

Car pour être complexe, elle l’est ! Les différents titres, qui tombent rarement sous les 6 minutes, n’offrent jamais de structure refrain-couplet. Tous nous entrainent dans des ambiances sombres et noires, guidées essentiellement par les guitares et les percussions. Il y a d’ailleurs un bond véritable entre le métal progressif du premier album et l’intensité qui se dégage de celui-ci. Mais le danger dans ce genre d’aventure est de se laisser emporter par le fond et d’en négliger la forme. Il faut en effet un nombre conséquent d’écoutes pour vraiment pénétrer cet Eden. Y semer quelques mélodies plus immédiatement accrocheuses, ou des chœurs plus accessibles, comme des clés négligemment déposées pour inviter au voyage, aurait allégé la démarche, sans en flétrir la musique. D’autre part, si la voix de Gordon a la présence et la puissance voulue pour cette musique, elle manque parfois, non pas de variété, mais de personnalité. Et il faut attendre les passages plus lents ("Children Of Autumn", "My Stigmata") pour qu’elle démontre mieux son potentiel. Comme les chœurs ne sont pas toujours à la hauteur, les parties vocales sont incontestablement un point faible de cet opus. Malgré cela, l’intérêt grandit au fur et à mesure des écoutes, en même temps que la structure des morceaux s’érige et que de-ci de là, des riffs et des bribes de mélodies s’incrustent dans la mémoire.

Car l’intérêt de IOE réside également dans le mélange de genre. Les influences thrash distillées dans "My Stigmata" en sont le meilleur exemple. Le thrash y apporte sa rythmique d’enfer, s’y ajoutent des chœurs répétitifs, qui nous emmènent ensuite dans un solo poignant pour déboucher sur un passage plus lent et mélodieux (si si !), et pour finir dans une intensité imparable où la voix de Gordon se lâche enfin. Peut-être le meilleur titre de l’album. Mais ce n'est pas tout... Le doom, ou tout au moins l'ombre de Black Sabbath, n'est pas très loin, tant l'oppression ou la lourdeur se font parfois sentir.

Également complexe et bien en place musicalement, envoyant quelques riffs bien dans la gueule sur des vocaux réussis, il y a "Sorrow’s End", qui alterne ces moments intenses avec des passages plus posés. La plage titulaire, mais aussi le long "Sunlight Of The Spirit Part IV "sont du même tonneau, présentant, comme la plupart des autres plages, les mêmes qualités et les mêmes défauts. Les autres titres sont à l’avenant, mêlant tempos lents et lourds, et envolées aux clavier ou piano, mais souvent avec cette impression de chape de plomb sur les écouteurs.

"Rebuilding The Ruins" est donc une œuvre musicale qui laisse un peu dubitatif. Quelques efforts mélodique et un peu plus d’exigence au niveau des vocaux auraient permis à IOE de sortir du lot. Un disque à réserver aux fans du genre avant tout...


Plus d'information sur http://www.imagesofeden.com/





LISTE DES PISTES:
01. Crosses In The Sand - 06:61
02. Human Angels - 07:33
03. Sorrow’s End - 04:28
04. Dreams Unbroken - 06:20
05. Tribal Scars - 04:28
06. Rebuilding The Ruins - 06:06
07. My Stigmata - 07:47
08. Native To His Land - 05:11
09. Children Of Autumn - 06:21
10. On Elevated Ground - 06:36
11. Images Of Eden (sunlight Of The Spirit- Part Iv) - 12:15

FORMATION:
Chris Lucci: Batterie
Dean Harris: Claviers / Piano
Dennis Mullin: Guitares
Gordon Tittsworth: Chant / Guitares / Basse / Claviers
   
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