GROUPE/AUTEUR:

MIKE OLDFIELD

(ROYAUME UNI)

TITRE:
TUBULAR BELLS (1973)
LABEL:
VIRGIN
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

""
BATRIC - 16.04.2004 - (5) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
5/5
Référence incontestée de toute une génération, le premier album de Mike Oldfield a fait l'effet d'une bombe à une époque extrêmement riche en innovations. Voilà un jeune inconnu qui, à moins de 20 ans, compose et interprète pratiquement tout seul une œuvre qui sera reconnue rapidement comme un réel chef-d'œuvre.

Pour la petite histoire, notons que Richard Branson choisit d'ailleurs cet album pour lancer son nouveau label, Virgin, doublant donc la prise de risque d'un flair remarquable.

Cependant, il faut également mettre en garde les plus jeunes d'entre nous sur les caractéristiques de cet album. Ce qui était génial en 1973 pourrait nettement en énerver certains en 2004. En effet, si innovation il y avait dans la conception même de l'album, à savoir deux morceaux instrumentaux de 25 minutes chacun (bien que d'autres l'aient fait à la même époque, voire même un peu avant), il faut une sacrée dose de patience et d'ouverture d'esprit pour accepter ce disque et pour cerner tout le génie qu'il contient.

Tout d'abord, la production est seulement bonne pour l'époque, ce qui signifie qu'elle est assez médiocre pour des oreilles habituées aux sonorités actuelles.
De plus, le style en lui-même de Tubular Bells est assez difficile à définir : ce n'est pas de la musique classique mais ça s'en inspire fortement ; ce n'est pas du rock dans le sens communément admis du terme, ne serait-ce que parce qu'il y a trop d'instruments et qu'il manque par exemple l'omniprésence de la batterie assez caractéristique du rock ; ce n'est pas non plus du jazz et force est d'admettre qu'on ne sait pas ce que c'est.

Avec cet album, Mike Oldfield ouvrira de nouveaux horizons à la musique instrumentale des années 70's. Avec son introduction au piano qui servira de bande son au film "L'exorciste", ses gargarismes sur fond de riff barbare, sa rythmique répétitive supportant les entrées successives de tous les instruments en fin de première partie, et son final reprenant le Sailor's Hornpipe cher à Popeye, ce musicien de talent surprendra son monde et devrait, si vous ne le connaissez pas encore, attiser au moins votre curiosité.

Un album à posséder indiscutablement, à moins que vous ne préfériez évidemment vous contenter de sa réinterprétation de 2003, bénéficiant d'une production nettement meilleure mais n'ayant plus le génie de la nouveauté.

Plus d'information sur http://www.mikeoldfieldofficial.com/



GROUPES PROCHES:
ERIC VALLEY, GIORGIO C. NERI, ETERNAL WANDERERS, QUORUM, MORILD, AETHER, MAGENTA, THE HEALING ROAD, FROMUZ, NATHAN MAHL

LISTE DES PISTES:
01. Part One - 25:00
02. Part Two - 23:50


FORMATION:
Jon Field: Flûtes
Lindsay Cooper: Chant
Mike Oldfield: Guitares / Basse / Claviers / Mandoline, Percussions, Flageolet, Cloches Tubulaires
Mundy Ellis: Chant
Nasal Chorus: Chant
Sally Oldfield: Chant
Steve Broughton: Batterie


TAGS:
Instrumental, Expérimental
 
 
(5) AVIS DES LECTEURS
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VUNKCLE - 24/07/2012 -
1 0
5/5
Ho! Comme j'aurais aimé que le site de MusicWaves m'autorise à mettre 10 a cet album!
1971, le jeune Mike Oldfield, 17 ans, bidouille un vieil enregistreur que Kevin Ayers lui cède (pour lequel il joue de la basse). Le système ne permettant qu'une piste, armé d'un tournevis et de son génie insolent il réussit à faire enregistrer à la machine chaque instrument, successivement. Satisfait de sa démo le destin le fait rencontrer Charles Branson, jeune étudiant ambitieux qui souhaite monter son label. Ce dernier lui prête son "Manoir", un studio installé ... dans un manoir, pour la création de son Label. Oldfield peaufine alors sa démo et en fait un LP de 2 parties de 20 minutes chacune, sans parole ou presque. Un OMNI (Objet Musical Non Identifié) non commercialisable. Branson essaie plusieurs fois de convaincre Oldfield de mettre des paroles dans son LP, en vain : Oldfield trouve que ça nuirait à l’œuvre et il a la fierté et la conviction nécessaire pour tenir tête à celui qui pourrait diffuser cet opus si atypique. En 1973 sort Tubular Bells, album avant-gardiste, en 2 parties de 20 minutes où chaque note est à sa place, rien n'est à retoucher, tout s'enchaîne avec une limpidité déconcertante alors qu'il n'y a ici aucun leitmotiv musical. Les écoutes se succèdent et ne lassent pas. Oldfield, avec l'audace de ses 19 ans, innove sur tout les plans ( a t-on déjà entendu du growl en 1973?!), tant dans le fond que sur la forme, et fait rentrer les cloches tubulaires dans la légende. Résultat, avec le soutien de William Frienkin, le réalisateur de l'exorciste qui en fait le thème de son film, les gens retrouvent le goût des longs morceaux instrumentaux ,et Branson en vend des camions entiers et fait de Virgin le label que nous avons connu.
S'il est une œuvre qui mérite 10/10 c'est bien celle ci, car peu peuvent s'enorgueillir d'avoir changer le paysage musical à elles seules ...

REALMEAN - 19/09/2010 -
0 0
4/5
Un album énorme, celui qu'on ne fait qu'une seule fois dans une carrière musicale.
Toutefois, l'âme entière de Mike Oldflied ne s'y trouve pas (est-ce vraiment un défaut, ou une qualité ? un art de la dissimulation ?), elle s'égrène totalement ensuite au rythme de quelques-uns des albums suivants : Ommadawn, Incantations, Platinum, QE2, le magnifique Discovery -bien que désertant le progressif pour la pop- et l'étonnant et tardif Songs of distant earth.
Il faut écouter tout cela pour mieux comprendre qui est Mike Oldfield.
Le "point" que j'enlève à Tubular Bells n'est donc absent que par l'excellence de son inspiration musicale, dont on découvre l'incroyable étendue au fur et à mesure de l'apparition de ses nouvelles créations. Paradoxal, mais voilà un esprit résolument progressif : pas un seul album de l'artiste ne ressemble au précédent.

Les autres Tubular Bells méritent aussi une oreille attentive (le II, le III et aussi The Millenium Bell), Mike Oldfield nous emmène dans des directions très différentes de celle de l'oeuvre original, mais on garde un esprit progressif très puissant au travers de sonorités modernes qui sont souvent décriées pour ne pas être sensées détenir ce pouvoir.
Le reste de la discographie de Mike Oldfield n'est peut-être pas indispensable, mais rien, me semble-t-il, n'est à jeter aux orties.

Quant à Tubular Bells "one", pour y revenir, son aura de "dissimulation" est double : non seulement il annonce, sans vraiment le dire, l'explosion créative de l'auteur, qui va venir les années suivantes, mais en plus, étonnamment, Tubular Bells n'est pas Tubular Bells ; comme déjà évoqué par un autre lecteur, la quintessence de l'album ne se trouve pas dans le Part One.... mais dans le Part Two ! Ce que Mike Oldfield y ose, je ne l'ai que très rarement entendu ailleurs.

TONYB - 30/05/2008 -
0 0
5/5
L'album qui m'a fait rentrer en progressif sans le savoir, mon premier achat en vinyle ... que dire de plus si ce n'est que malgré ces imperfections, cet album est un chef d'oeuvre.
A la première partie traditionnellement la plus encensée, je préfère toutefois la seconde, avec ses passages plus intimistes.
Album indispensable dans toute discographie digne de ce nom.

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