GROUPE/AUTEUR:

PAR LINDH PROJECT

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TITRE:
TIME MIRROR (2011)
LABEL:
AUTRE LABEL
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

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CORTO1809 - 26.05.2011 - (1) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
3/5
Après dix ans de silence, le groupe suédois Pär Lindh Project revient avec un nouvel album studio intitulé "Time Mirror" et une toute nouvelle formation puisque, hormis Pär Lindh lui-même, aucun des musiciens de l'opus précédent "Veni, Vidi, Vici" ne participe à ce disque.

Stylistiquement, Pär Lindh Project est un curieux mélange d'Emerson, Lake & Palmer et de Yes. D'ELP, Pär Lindh Project emprunte les déferlements de claviers assurés avec une maestria impressionnante, le format en trio claviers / basse / batterie, un goût certain pour les structures classiques et une légère tendance au pompiérisme. De Yes, il adopte le chant haut perché et les développements aériens, non dénués parfois eux aussi d'une emphase un peu pompeuse (après tout, personne n'a su dire qui, de Keith Emerson ou Rick Wakeman, avait l'ego le plus surdimensionné).

La symbiose de ces deux groupes avait tout d'une promesse… Malheureusement non tenue. La faute n'en est pas à l'interprétation puisque Pär Lindh est réellement impressionnant derrière ses claviers et tient la comparaison avec ses illustres ainés. Il saute de l'orgue au piano, du piano au synthé, du synthé au clavecin, pour revenir au piano après être passé par les orgues d'église à une vitesse qui donne le tournis. La basse véloce de William Kopecy, bien mise en relief par la production, est réjouissante et si les quatre batteurs qui se relaient le temps des quatre titres ne font pas oublier Carl Palmer ou Bill Bruford, ils rivalisent avec Alan White.

La faiblesse tient plutôt dans la composition des morceaux. Les deux premiers titres sont un vrai maelstrom de mélodies qui s'enchainent à un rythme infernal. 'Time Mirror' est un titre virevoltant, riche et symphonique dans lequel trop d'idées juxtaposées un peu artificiellement laissent l'impression d'une course de vitesse où chaque musicien cherche à prouver sa virtuosité, au détriment de l'émotion. 'Waltz Street' avec son piano bastringue est teinté au début d'un humour décalé à la Flower Kings mais réussit le tour de force de perdre son auditoire par ses brutaux changements de mélodies en moins de 5 minutes. 'With Death Unreconciled' reste à peu près fidèle à une identité mélodique tout du long et sombre moins dans la démonstration, sauf dans les deux dernières minutes. Mais le chant manque d'ampleur et la musique est toujours à la limite du pompiérisme. Enfin, l'instrumental 'Sky Door' développe une mélodie spatiale gentillette et un peu dépassée.

Au final, "Time Mirror" est un album qui s'écoute facilement, et même par moment flatte l'oreille, mais dont le côté superficiel ne donne pas forcément envie d'y revenir.

Plus d'information sur http://www.parlindh.com/



GROUPES PROCHES:
OLIVER WAKEMAN, YES, FREDDY DELIRIO, RICK WAKEMAN

LISTE DES PISTES:
01. Time Mirror - 17:09
02. Waltz Street - 04:50
03. With Death Unreconciled - 10:05
04. Sky Door - 09:44


FORMATION:
Al Lewis: Chant / batterie (3)
Anders Lagerqvist: violon
Bo-Inge Svensson: trompette (1)
Pär Lindh: Claviers / batterie (2)
Stefan Bergman: batterie (4)
Svetlan Råket: batterie (1)
The Villberga Choir: choeurs (1)
William Kopecky: Basse


TAGS:
Chant aigu, Old School, Symphonique, Technique
 
 
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BENOÎT - 27/05/2011 -
0 0
2/5
Une vraie déception qui pêche par le point faible récurrent de PLP : le chant.
Si on reprend les précédents albums studios de PLP, on y voit deux vraies réussites. Tout d'abord un des meilleurs albums de claviers du rock progressif, du vrai rock progressif d'ailleurs : Mundus Incompertus (8,5/10 voire 9), un peu en dessous le suivant Veni, Vidi, Vici. Nettement moins enthousiasmant le premier album Gothic Impression qui, s'il montre un savoir faire épatant aux claviers, pour un premier album, montre aussi un chant, pourtant féminin, nettement moins architecturé, souvent à la limite de la dissonance, sans doute car trop exigeant au niveau tessiture pour cette chanteuse.
Ici, outre la faiblesse des compositions et des arrangements, surtout après les deux précédents, on retrouve exactement les mêmes erreurs sur le chant, masculin cette fois. Pire, le chanteur est souvent à côté de la musique, il n'a absolument pas la voix qu'il faut pour accompagner des déferlements de claviers. On se prend à imaginer ce qu'aurait pu être cet album avec un Damian Wilson.
Dommage après une si longue attente.

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