ARTISTE:

THE NINES

(ETATS UNIS)
TITRE:

THE NINES

(2011)
LABEL:

AUTOPRODUCTION

GENRE:

ROCK

TAGS:
Bluesy, Chant aigu, Happy, Old School, Psychédélique, Punk
""
REALMEAN (03.10.2011)  
3/5
(0) Avis des lecteurs (0) commentaire(s)

C’est au début 2010 que ce trio américain, originaire de Détroit, à savoir Ian Kirwan aux guitares et au chant, Kevin Bernard à la basse, et Greg Ornazian à la batterie, décident de créer The Nines. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la sobriété conceptuelle est à l’honneur : pas d’autre nom que celui de la formation pour ce premier album, un retour stylistique de quelques dizaines d’années en arrière, vers la sonorité rocailleuse d’un Garage rock pure souche, et le tout flanqué d’un déroutant minimalisme médiatique - rares seront les investigateurs, en tout cas à l’heure de publier la présente chronique, à pouvoir creuser davantage les origines du projet. Si certains artistes en font trop, ce n’est sûrement pas aux Nines que l’on pourra reprocher la dérive.

A bon vin, point d’enseigne, dit-on. La maxime se vérifie-t-elle dans le cas présent ? De prime abord, et en dépit de cette domiciliation outre-manche, ce n’est pas… l’Amérique. La guitare est essentiellement punk, la basse emboîte le pas de la rythmique avec discipline, les riffs sont plutôt rudimentaires, et l’approche vocale, à mi-chemin entre la méthode aiguisée et les timbres « néo hard » plus nuancés. Bref, autant le dire, tout cela a déjà été bien ressassé. Ajoutons que la partition mélodique, passée la construction des refrains, se contente assez souvent du rôle de parent pauvre; on fait du Garage rock, ou on n’en fait pas…

Et pourtant, bien qu’il soit difficile de l’expliquer, se dégage une vague thérapie spirituelle de cette recette, phénomène étrange qui nous rappelle, s’il était besoin, que toute œuvre artistique, même à l’état brut de décoffrage, est habilement susceptible de dissocier le fond de la forme. En principe, quand vous avez mal au crâne, vous n’allez pas forcément insister en poussant à fond le volume de votre hi-fi, sur laquelle s’égrènent les aventures sonores du dernier AC/DC ou autre Iron Maiden? Nous ne sommes pas tout à fait dans le même registre musical, mais en matière de manœuvre improbable, tentez l’expérience avec The Nines. A défaut de cervelle en capilotade, autres variantes, celles du coup de fatigue ou de déprime.

La méthode, pour autant que l’on puisse la décrire : les deux premiers morceaux s’attachent à donner le ton général de l’album, sur des élans aussi incisifs que décontractés. Chant et riffs semblent tournoyer sur eux-mêmes, et s’appuyer sur leur propre pesanteur pour s’envoler au-dessus des nuages… Un surprenant cocktail, une fois l’oreille avisée! La ballade du projet, 'Harder Everday', avec sa légère réverbe sur le vocal, ses chœurs cotonneux et son arrière-plan ouaté à l’orgue hammond (mais si!), s’inscrit elle-aussi dans la même mouvance de désinvolture musclée et décomplexée, sur une vocation émotionnelle plus ouvertement blues-rock; en quelque sorte, c’est une partie du code secret de l’album, qui se dévoile ici.

Et aussitôt ensuite, 'Broken Way' ravive l’insouciance exubérante du coup d’envoi : Go, Just Go ! … L’auditeur semble invité à croquer la vie à pleines dents, en dépit de tous les obstacles dont elle peut regorger. Et The Nines d’œuvrer dans le même sens jusqu’à 'Man From Mecca', avec plus ou moins de réussite selon les morceaux, avant de conclure sur une étonnante tirade onirique, mêlant les échos d’un vocal embrumé aux planantes envolées des cordes électriques devenues tout à coup généreusement soyeuses… Garage rock, mais pas seulement !

Au final ? On s’aperçoit qu’il n’y a quasiment rien à jeter! Cette musique ne prétend certainement pas à l’obtention des palmes de l’originalité -en restant sur la forme- mais sur le fond nous propose une fringante prescription rock, qui se résumerait en quelques mots, et cela soit dit sans dénigrement aucun : soignez le mal par le mal !


Plus d'information sur http://www.facebook.com/pages/the-nines/134783799919749



GROUPES PROCHES:
GIVRY, KINA TEMPLE


LISTE DES PISTES:
01. Sun Don't Shine - 04:02
02. As I Dream (Dope Blues) - 03:51
03. Harder Everday - 03:57
04. Broken Way - 04:30
05. -
06. Call My Name - 03:40
07. -
08. Man From Mecca - 03:08
09. -

FORMATION:
Greg Ornazian: Batterie
Ian Kirwan: Chant / Guitares
Kevin Bernard: Basse
   
(0) AVIS DES LECTEURS    
Haut de page
   
(0) COMMENTAIRE(S)    
 
 
Haut de page
LECTEURS:
-/5 (0 avis)
STAFF:
3/5 (1 avis)
MA NOTE :
 
 
AUTRES CHRONIQUES
PAUL PERSONNE: A l'Ouest - Face B (2011)
BLUES -
PROTO-KAW: Forth (2011)
ROCK PROGRESSIF - Quoi qu’un peu plus formaté au niveau son que son prédécesseur, ce “Fourth” s’écoute avec le même plaisir.
 
ECOUTE EN STREAMING
 
 
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2021