GROUPE/AUTEUR:

HEADSPACE

(ROYAUME UNI)

TITRE:
I AM ANONYMOUS (2012)
LABEL:
INSIDEOUT MUSIC
GENRE:
METAL PROGRESSIF

"Headspace prouve qu’il y a encore beaucoup à dire du côté du métal progressif traditionnel quand l’alchimie et la cohésion entre cinq musiciens opère."
NUNO777 - 20.08.2012 - (1) Avis des lecteurs - (0) commentaire(s)
4/5
Depuis quelques années, c’est quand il est associé à une forte coloration extrême que le métal progressif passionne et innove. Leprous, Ihsahn et Haken sont les formations emblématiques de ce renouveau. Même sans attendre une révolution de créativité à chaque album, on doit avouer que ce début d’année n’a pas été très généreux en album de métal progressif plus traditionnel. Une formation anglaise tente le pari en s’affichant sur le catalogue du très réputé label Inside Out, aux côtés des nombreuses sorties djeunt très à la mode actuellement. Headspace est la rencontre de cinq musiciens ayant pas mal roulé leur bosse, dont le claviériste Adam Wakeman (Ozzy Osbourne) et le chanteur Damian Wilson (Threshold). C’est avec surprise que l’on aborde I Am Anonymous, un premier album que l’on n’attendait pas.

Cet album est très long et très dense, mais s’arrêter à cette difficulté, c’est risquer de passer à côté d’un grand disque de métal progressif. I Am Anonymous est l’œuvre des cinq membres d’Headspace et cette écriture à dix mains ne souffre que rarement d’un défaut de cohérence. Peut-être à l’occasion du titre phare, "Daddy Fucking Loves You" et ses quinze minutes, on ressent un léger manque de construction qui doit plus à la grande diversité des ambiances et des harmonies qu’à une lacune d’inspiration. Ce morceau n’en est pas moins une démonstration de classe.

Et c’est le cas pour les six autres titres (on passe sur la ballade "Soldier", agréable mais pas éblouissante) qui font la part belle à une intelligence de composition et qui montrent autant de puissance que de sensibilité. On y retrouve le meilleur d’Andromeda ("Invasion"), Ark ("Die With A Bullet"), Everon ("In Hell’s Name") ou Dream Theater (un peu partout) avec beaucoup de breaks instrumentaux (mais pas nécessairement de soli de guitare) très maîtrisés et des arrangements riches et variés.

Pour finir, comment ne pas saluer la performance de Damian Wilson qui rayonne tout au long de ce I Am Anonymous. Que le chant soit éthéré (le début de "In Hell’s Name") ou rageur, les interventions de l’Anglais amènent souvent une dimension dramatique qui colle parfaitement au thème de l’album (concept lié à la guerre). Les nombreux chœurs (la fin de "Invasion" ou le début de "The Big Day" par exemple) amènent une richesse harmonique génératrice de fortes émotions. Difficile de faire un album plus complet musicalement, quand chacun des protagonistes apporte un savoir-faire individuel qui vient alimenter une direction artistique brillante.

Headspace est l’anti-Affector, dont l’album est sorti le même jour, sous le même label et dans un style identique. Le travail d’écriture d’I Am Anonymous est totalement collégial et le résultat aux antipodes de la froideur d’Armagedon. Headspace prouve qu’il y a encore beaucoup à dire du côté du métal progressif traditionnel quand l’alchimie et la cohésion entre cinq musiciens opère. Reste à espérer que cette réunion ne soit pas unique. I Am Anonymous est clairement l’album de métal progressif de ce début d’année.

Plus d'information sur http://headspaceonline.com/index.html



GROUPES PROCHES:
DREAM THEATER, REDEMPTION, CAMPENS, , EVERON

LISTE DES PISTES:
01. Stalled Armageddon-08:07
02. Fall Of America-10:28
03. Soldier-03:44
04. Die With A Bullet-08:25
05. In Hell's Name-09:31
06. Daddy Fucking Loves You-15:00
07. Invasion-08:28
08. The Big Day-09:54


FORMATION:
Adam Wakeman: Claviers
Damian Wilson: Chant
Lee Pomeroy: Basse
Pete Rinaldi : Guitares
Richard Brook : Batterie


TAGS:
Choeurs, Concept-album, Epique, Symphonique, Technique
 
 
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NIURK - 08/01/2013 -
0 0
2/5
C'est étonnant, c'est cruel, c'est troublant, de constater comme parfois la sauce ne prend pas ... Suivant Nuno, que j'adore et dont je respecte invariablement les coups de coeur et coups de gueule, mais également une bonne dizaine de chroniqueurs et amis de tous poils n'ont eu de cesse au cours du dernier mois de vanter les qualités de ce Headspace.

Coup d'oeil sur le devant de la pochette, splendide, sur le line-up, alléchant, premières écoutes, et l'incompréhension qui pointe le bout de son nez. Headspace semble avoir toutes les cartes en mains : créativité, check, technicité, check, identité, check... enthousiasme, zéro. Me voici en passe de détester ce que la grande majorité a déjà fait "Album prog de l'année", il y a de quoi être frustré.

Cependant une piste d'explication semble se dessiner : Headspace me saoule. Plus précisément, Headspace en fait trop et "I Am Anonymous" me donne l'impression de déborder, de s'éparpiller, de se superposer à lui même, de réunir deux ou trois albums en un, comme si les musiciens jouaient 2 à 3 morceaux en même temps.

Pourtant je me souviens il y a quelques années d'un Cybion regorgeant de 3 ou 4 fois plus d'idées et qui m'avait semblé parfaitement cohérent. Mais Headspace ne se tient pas : il veut tout être et m'apparait comme une éruption sans fin s'éparpillant en un grand rien. Et je ne parle pas seulement des enchainements, dont certains se font à la machette sur base de fondus-enchainés ou breaks à ne plus savoir à quel tympan se fier. C'est bien dans sa structure mille-feuille même que Headspace me laisse sur le bas-côté. Exemple : 'Invasion' et ses lignes de basse, batterie et chant que mon cerveau ne parvient pas à connecter entre elles ! Moi qui me pensais adepte de musique complexe, me voici laissé pour compte de l'un des plus grand collage de ces dernières années !

Car oui, c'est bien là que réside toute la frustration éprouvée à l'écoute du Headspace : en ne rentrant pas dedans on a inévitablement l'impression de passer à côté de quelque chose d'intéressant. Intéressant sans aucun doute, mais achevé, force est d'en douter. Au bout des 73 minutes, tout finit par m'irriter, et je n'ose plus cliquer sur le bouton "play", de peur que la boule de stress qui est en train de se former entre mes reins ne finissent par se transformer pour de bon en ulcère musical. Après un mois, Headspace est donc désormais classé quelque part au fond de mon dossier prog, je n'ai en effet pas osé le supprimer, me disant qu'il faudrait sans doute y revenir plus tard dans l'année pour en avoir le cœur net.

En attendant, je pars me calmer sur l'écoute du dernier Papa Roach, avec lui au moins on sait où l'on met les pieds !

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