MW / Accueil / Chroniques / THE ROLLING STONES: Exile On Main St.
GROUPE/AUTEUR:

THE ROLLING STONES

(ROYAUME UNI)

TITRE:
EXILE ON MAIN ST.
ANNEE PARUTION:
1972
LABEL:
POLYDOR
GENRE:
ROCK
""
LOLOCELTIC - 01.02.2013 -
Le succès a sa rançon et les Rolling Stones s'en rendent rapidement compte, le fisc britannique les ayant dans son viseur. Ils décident alors de quitter leur île pour se réfugier dans le Sud-Est de la France. C'est dans la cave de la villa de Keith Richards, bâtiment joliment nommé 'Nellcote' et situé à Villefranche sur Mer, que le nouvel opus va être enregistré dans une ambiance de débauche qui fera sa sulfureuse réputation. Jeune marié, Mick Jagger profite de sa lune de miel du côté de Monaco où il intègre la jetset avec enthousiasme, pendant que Keith se défonce sans réserve, accompagné dans ses excès par Mick Taylor et le producteur Jim Miller. Charlie Watts reste sobre et Bill Wyman vit sa vie en parallèle, ne participant même pas à l'enregistrement de plusieurs titres, Richards ou Taylor assurant alors ses parties de basse. Jagger vient également par période, mais une partie de ses lignes vocales sera enregistrée plus tard du côté de Los Angeles, alors qu'une brochette de participants, tels que Bobby Keys aux saxophones ou Nicky Hopkins au piano, se succèdent durant les différentes sessions. Ce "Exile On Main St." est donc essentiellement l'œuvre d'un Keith Richards particulièrement inspiré par ses abus de substances hallucinogènes puisque c'est un double album composé de 18 titres qu'il écrit majoritairement. Et encore, 10 titres supplémentaires viendront se rajouter à la réédition deluxe de 2010, morceaux sur lesquels la ligne de chant a été rajoutée pour l'occasion, le reste (composition, enregistrement instruments) datant des sessions d'origine.

Cette introduction peut paraître longue mais elle est indispensable pour comprendre la genèse ainsi que le statut légendaire dont bénéficiera cet album. En effet, largement dominé par les influences Blues du guitariste-fondateur, "Exile On Main St.", malgré ses indéniables qualités, ne contient aucun hit majeur de la carrière des Stones. Le riff de "Rocks Off" est hyper accrocheur mais il n'est pas aussi imparable que celui d'un "Brown Sugar". L'émotion est bien présente sur la ballade "Let It Loose", mais elle n'atteint pas le niveau de celle d'un "Wild Horses". Et pourtant, symbole d’une époque durant laquelle la bohème était à l’honneur, cet opus va marquer l’histoire du Rock à jamais.

Le Blues qui l’inspire se voit enrichi d’élément Rock (le foudroyant "Rip This Joint"), Country ("Sweet Virginia") ou Folk ("Sweet Black Angel"). Le Boogie s’y fait chatoyant ("Casino Boogie"), les Rock sont mélancoliques ("Tumbling Dice"), grandiloquents ("Loving Cup") ou lumineux ("Shine A Light"), alors que la steel guitar de Al Perkins se joint à la slide de Mick Taylor pour nous emmener vers les Sud des Etats-Unis dont l’album semble venir directement ("Torn And Frayed"). Car c’est bien un voyage vers ces territoires que réalise "Exile On Main St. ", en explorant les différentes facettes de leur culture musicale. Aux côtés des reprises habituelles de classiques du Blues historique (ici, l’obsédant "Shake Your Hips" de Slim Harpo et le "Stop Breaking Down" de Robert Johnson), les Glimmer Twins prouvent ici qu’ils sont désormais tellement imprégnés de ces influences qu’elles font pleinement partie de leur identité.

A l’immédiateté des titres imparables des précédents albums, les Stones font succéder un album dont les multiples richesses se découvrent après chaque écoute et s’imprègnent profondément au cœur de la mémoire et de l’affect. Chaque plage mérite que l’on s’y arrête et que l’on y revienne pour se laisser emporter par l‘enthousiasme de Keith chantant "Happy", pour respirer l’air moite brassé par "Ventilator Blues" ou pour se laisser envahir par la mélancolie des chœurs Gospel floutés par les brumes de chaleurs de "I Just Want To See His Face". Certains trouveront peut-être cet album surcôté mais cela voudra dire qu’ils sont passés à côté de l’ambiance d’une époque éprise de liberté ou qu’ils n’auront pas pris le temps de laisser ses titres dévoiler toute leur valeur.

Plus d'information sur http://www.rollingstones.com/

VIDEO

GROUPES PROCHES:
LED ZEPPELIN, UFO, GUNS'N'ROSES, THE BLACK CROWES, COLD CHISEL, DRIVING DEAD GIRL, BILLY SQUIER, JOE CASSADY AND THE WEST END SOUND, NEW YORK DOLLS, THE GRAY LIONS

LISTE DES PISTES:
01. Rocks Off - 4:32
02. Rip This Joint - 2:23
03. Shake Your Hips - 2:59
04. Casino Boogie - 3:34
05. Tumbling Dice - 3:47
06. Sweet Virginia - 4:26
07. Torn And Frayed - 4:17
08. Sweet Black Angel - 2:58
09. Loving Cup - 4:26
10. Happy - 3:04
11. Turd On The Run - 2:38
12. Ventilator Blues - 3:24
13. I Just Want To See His Face - 2:53
14. Let It Loose - 5:18
15. All Down The Line - 3:50
16. Stop Breaking Down - 4:34
17. Shine A Light - 4:16
18. Soul Survivor - 3:48


FORMATION:
Bill Wyman: Basse
Bobby Keys : Saxophone
Charlie Watts: Batterie
Ian Stewart: Claviers / Piano
Jim Price: Trompette, piano
Keith Richards: Chant / Guitares / Basse / Piano
Mick Jagger: Chant / Percussions
Mick Taylor: Guitares / Basse
Nicky Hopkins: Piano


TAGS:
Bluesy
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