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TITRE:

MELISSA AUF DER MAUR (1ER MARS 2010)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

POST ROCK



C'est une artiste au sens large du terme qui nous a donné rendez-vous pour cette entrevue. Entrevue pendant laquelle la belle bassiste québecoise a évoqué son deuxième album solo qui s'intègre dans un concept global tant visuel que musical...
STRUCK - 07.04.2010 -
3 photo(s) - (0) commentaire(s)

Bonjour Melissa…
Melissa Auf Der Maur : Bonjour

… si je te dis Smashing Pumpkins, Hole et Indochine ; quel est le point commun ?
Hum… Je dirais romance !

Ce n’est pas Melissa ?
Oh bien sûr ! Mais peut-être suis-je la romance (Rires) ?

Justement quel est le lien musical entre ces trois groupes ?
La mélancolie…

Quel est le lien/différence avec ta carrière solo ?
Il y a évidemment beaucoup de liens avec Hole. Cette femme qui existe dans un monde d’hommes mais aussi c’est aussi l’histoire de femmes qui a commencé, nous sommes peu représentées dans l’histoire de la musique, du film, de la politique, de la science etc… et Courtney (NdStruck : Courtney Love) est vraiment une femme…

… forte…
Exactement et qui s’exprime. C’est toute l’histoire d’être une femme dans notre monde…

Avec Smashing Pumpkins, ce sont probablement les chansons de Billy (NdStruck : Corgan) qui m’ont le plus influencées… Les années où j’ai développé et appris la discographie entière des Smashing Pumpkins m’ont vraiment éduqué…

… et pris du temps ?
Oh, ça m’a pris vraiment beaucoup de temps mais c’est surtout mon éducation numéro un en musique. Beaucoup de mes capacités techniques ont été acquises avec les Smashing Pumpkins.

Et pour Indochine, c’est la première fois que je chantais en première partie. C’était très gentil et intéressant que Nico (NdStruck : Nicolas Sirkis) -qui m’a vu comme bassiste dans Hole et Smashing Pumpkins- ait décidé que je chante en duo avec lui parce qu’il avait une connexion : il était convaincu que ça collerait avec moi en tant que personne. Et ce moment avec Indochine, c’est un moment qui m’a donné beaucoup de confiance : le fait que quelqu’un d’un autre côté m’ait demandé de chanter en première partie…

Ce sont les trois liens qui m’ont mené à mon projet solo !

[IMAGE1]

A propos de carrière solo, ton actu est ton « Out of our Minds » : quel est le sujet… ou plutôt devrais-je dire concept de cet album vu qu’il semblerait qu’il soit très fort dans cet album ?
Oui tout à fait ! Le concept, le vrai message littéral est « voyager hors de ton esprit avec ton coeur » (« Travelling out of your mind into your heart standing by ») : c’est le refrain de la chanson « Out of our Minds » chanson dont l’écriture a été très naturelle et claire. Quelques fois, quand les chansons viennent très clairement, c’est clair qu’il y a un grand message !
Quelques fois, les chansons, tu travailles, tu travailles… et c’est plus intellectuel ! Celle-là était plus émotionnelle et facile. Et j’ai compris que c’était le message de l’album !

Alors si tu me demandes « voyager hors de ton esprit into your heart standing by », qu’est-ce que c’est ? C’est un thème ancien : c’est la dynamique entre l’intellectuel et l’émotionnel, Mind/Heart… Alors l’histoire dans le film, comme dans les chansons, ce sont ces deux thèmes qui -pendant des milliers et des milliers d’années- continuent d’essayer de danser ensemble. Et dans le film, j’utilise des symboles comme les sorcières et les vikings, les arbres et les bûcherons… où tu as les deux côtés qui sont en guerre mais ne sont pas…

Ce sont des opposés ?
Oui clairement ! C’est comme dans ma vie personnelle : l’art visuel et musical, ces deux côtés qui voulaient exister ensemble…
C’est le moment où l’industrie de maison de disques commençait à tendre vers la technologie et la technologie a commencé à changer beaucoup… Il y avait beaucoup d’opposés qui commençaient à se mettre en place et ils sont toujours là alors, c’est clair mais les thèmes sont ça !
Mais en particulier, si je dis « voyager hors de ton esprit into your heart standing by », c’est une demande pour que tu écoutes cette chanson ou que tu regardes ce film en utilisant ton cœur ou ton côté…

… émotionnel…
… émotionnel… et subconscient pour recevoir ce projet.
Alors évidemment, c’est réalisé avec des outils, des objets et des guitares et tout ça, c’est fait avec une conscience. Clairement, c’est « je dois survivre en tant qu’artiste », beaucoup de parties de cet album ont été créées pendant que ma carrière musicale était en question parce que des maisons de disques fermaient…
D’une certaine façon pendant que ma vie réelle commençait à changer, je suis devenue beaucoup plus active dans ma vie créative. Et la fin de ma relation avec Capitol Records -au milieu de l’enregistrement de cet album- m’a libéré : c’est la meilleure chose qui me soit arrivée pour que je puisse ouvrir les portes de ma créativité…

Et tu parles de film lié à la chanson « Out of our Minds » mais en faisant cette chanson avais-tu l’idée de faire le film ?
Oui ! Je ne savais pas de quoi il traiterait mais je savais que je voulais…

… avoir plusieurs supports artistiques autour de ce concept….
Exactement, je savais dès le commencement que ce serait une démarche multi-conceptuelle !

Comme tu nous l’as dis tu as apporté beaucoup de soin à tous les concepts environnants : ce film passé au festival Sundance et même une bande dessinée… : certains pourraient penser que derrière une démarche qui semble purement artistique se cache un coup commercial ?
Les gens pensent ça ?

Ils pourraient…
C’est fou ! Parce que quand j’ai commencé ce projet en 2005, mon label m’a dit que je ne devrais pas le faire. Donc, c’est bien si ils pensent ça mais je ne sais pas quoi leur dire si ce n’est que sont des pessimistes !
Toutes les personnes qui me connaissent, mon passé, ma vision des choses, savent que c’est une démarche naturelle. Mais tu sais, malheureusement, j’aurais espéré pouvoir sortir ce projet il y a plusieurs années mais il y a ce problème avec toute l’industrie et j’ai dû commencer mon propre business, m’auto-financer, m’auto-produire….
Quoiqu’il en soit, c’est drôle parce que quand j’ai commencé ce projet, ce n’était pas quelque chose de commun ou une bonne idée et encore moins une idée commerciale, c’était beaucoup plus de travail et beaucoup plus d’investissement, c’était seulement parce que je voulais être contente artistiquement…

Et quel effet ça t’a fait de voir la réaction des spectateurs à la projection de ton film ?
Incroyable ! Le film m’a déjà donné beaucoup de confiance, c’est un projet très expérimental, c’est un film très bizarre ! Ce n’est pas un film comme n’importe quel autre film de musique…

Justement, il est très raccord avec les films présentés au festival de Sundance…
Et ça continue ! Je l’ai déjà montré au Musée des Beaux Arts à Montréal et aussi à une convention de science-fiction… Et ce sont trois publics très différents.

Et à chaque fois la réaction est bonne ?
Incroyable ! Pour moi, c’est la preuve que c’est un thème universel que beaucoup de personnes peuvent comprendre parce qu’il fait appel au subconscient et toutes ces affaires de rêve.
Je veux dire que ce soit la musique, le cinéma, l’histoire fantasy, c’est toujours un peu progressif… C'est-à-dire que dans le cinéma, ils cherchent toujours quelque chose de nouveaux. C’est aussi le cas dans l’art mais c’est surtout le cas en science-fiction et en fantasy qui sont les meilleurs mondes pour trouver des choses nouvelles…

Tu parles de progressif, tu es consciente que simplement en terme musicale, cette approche cinématographique de la musique est très progressive dans le fond ?
Ce n’est pas que mon intellect m’ait dit ça mais je savais que je voulais… J’ai beaucoup d’influences : ce n’est pas seulement la musique rock et ce n’est pas seulement la musique… Des peintres, des films ou même des philosophies ou des concepts et le concept de voyage dans le temps par exemple… sont une grande influence dans ma vie et je voulais que mon album reflète le monde tel que je vois (Sourire) !

Et en parlant de progressif, quel groupe te vient à l’esprit ?
Mastodon ! J’adore « Crack in the Skye », techniquement : le guitariste et le batteur sont incroyables ! Ils sont énormes ! C’est vraiment la musique que j’adore ! J’aimais aussi les autres albums mais pas à ce point. Quand j’ai écouté le début d’« Oblivion », je savais qu’il y avait quelque chose d’autre qui arrivait et c’est à ce moment que j’ai découvert l’histoire derrière… C’est incroyable et je m’y suis de plus en plus intéressée et depuis que je les ai rencontrés, j’ai totalement été soufflée !

Penses-tu que la démarche conceptuelle globale d’« Out of our Minds » te permettra de te démarquer de l’étiquette ex-bassiste de Smashing Pumpkins ou Hole qui te colle encore à la peau ?
Et bien, la première chose, c’était que je devais me présenter entièrement. Jeune fille, je faisais tout avant que j’arrête mes affaires plus créatives pour commencer une vie de bassiste musicale à plein temps. Pour moi, ce concept est une façon de renouer avec mes propres racines artistiques et aussi développer mes capacités de petite compagnie, production indépendante, pas de boîte à idées commerciales (Sourire)... Seulement au moment où j’avais fini cet album, je n’avais pas de partenaire, personne… mais je voulais aller jusqu’au bout et j’ai quitté mes managers…

C’était risqué !
Oui mais c’est ce que je voulais faire pour me découvrir et je voulais me réintroduire au public ainsi qu’aux nouveaux partenaires mais des partenaires très selects parce que je ne voulais pas être près d’une major : j’avais des opportunités mais j’ai refusé parce que ce n’était pas une bonne place créative…

… parce que tu veux être libre.
Exactement ! Pour moi 2010, je suis une artiste en développement, c’est seulement mon deuxième album, c’est seulement mon deuxième projet. L’objectif en 2010, c’est de m’introduire premièrement à moi-même, deuxièmement au public et troisièmement à différents types de communautés et d’amener ce projet à différents type de monde et de communautés qui comme moi, ont des influences non seulement musicales mais aussi cinématographie, fantasy, progressives…
Je voulais faire un projet qui puisse m’amener dans tous ces petits et grands mondes et avoir un dialogue avec ces gens. Et ça, ça va être mon futur comme artiste, c’est ce que je veux et je sais –parce que j’adore l’art et j’adore les gens- que je vais rencontrer d’autres personnes cette année.
Aujourd’hui, c’est le futur et je veux rencontrer de nouvelles personnes, non seulement des musiciens, des artistes de tous types. Et j’espère -avec ce projet, avec ma petite compagnie de production- amener d’autres projets qui ne sont pas les miens avec mon réseau : c’est ce qui me rendra la plus contente (Sourire) !

[IMAGE2]

Sans transition, tu vas jouer le 11 Avril à la Flèche d’Or : quel sentiment éprouves-tu à jouer dans de telles salles ? Le fait de jouer dans des salles combles ne te manque-t-il pas ?
Pour mon album solo, j’ai déjà fait de petites salles comme l’Elysée Montmartre. Alors pour moi, ça fait longtemps que je joue dans les grandes salles et c’est aussi que la vie a beaucoup changé depuis ce temps-là !

Mais tu ne regrettes pas ces grandes salles ?
(Catégorique) Non ! La seule chose que je regrette, ce sont des vacances, ne pas avoir de travail (Rires) ! Ca, ça me ferait beaucoup de bien mais le seul problème, c’est que je travaille beaucoup plus mais je ne suis pas une personne mainstream…

Tout à fait et ce type de projet intimiste a plus sa place dans de petites salles comme la Flèche d’Or.
Absolument ! Et c’est aussi beaucoup plus fun. C’est comme l’idée de m’ouvrir à d’autres communautés que j’évoquais tout à l’heure, quand j’ai fait la présentation au Musée ou à la convention de Science-Fiction, ce sont des environnements où tu peux entendre ce que quelqu’un dit : ce sont des endroits où il peut y avoir un dialogue…

… une proximité, un échange…
Et c’est beaucoup plus intéressant pour moi !

Et à ce propos, quel est ton meilleur souvenir en tant qu’artiste ?
Hum… Oh, je ne sais pas, je crois probablement parce que j’ai fais cette expérience avec la basse… C’est possible que ce soit la basse ! Et spécialement, après avoir fait le film, faire la production du film, faire les finances, faire les jobs de secrétaire et manager et après tout ça, moi et la basse, c’est la relation la plus saine (Sourire) et c’est probablement, ma basse qui m’a amené autour du monde !

Sans transition, si tu devais faire découvrir ta musique à quelqu’un qui ne la connaîtrait : quel titre choisirais-tu et pourquoi ?
Hum… Je pense « Out of our Minds », c’est vraiment la chanson la plus naturelle et honnête de ce qui je suis !

Dans le même ordre d’idée, imaginons que tu sois vendeuse ; quel(s) argument(s) choisirais-tu pour vendre ton album ?
C’est un voyage ! Peut-être que c’est voyage abstrait mais avec des mélodies qu’on peut comprendre. C’est une femme qui veut survivre à n’importe quel problème qui se présente avec des maisons de disques… C’est quelque chose d’honnête mais quelque chose qui est un peu complexe avec des aspects fantasy et des mélodies (Sourire).

Que voulais-tu faire quand tu étais encore qu’une enfant ?
Oh seulement faire de l’art, c’est tout ! Et je joue de la musique et je fais de l’art plastique et visuel depuis…

… donc tu es contente de ce que tu es devenue ?
Oui ! Et j’ai eu des parents qui ne m’ont jamais posé de problème… Je voulais faire ce qui me rendait heureuse !

A propos de tes parents, comment devient-on chanteuse/bassiste de groupes rock alors qu’on a comme mère, la 1ère femme DJ de Montréal ?
Comment ? Parce qu’elle m’a montré ses disques, sa grande collection de disques. Quand j’étais jeune, elle jouait de la musique, elle me racontait toutes les histoires des musiciens sachant qu’elle était aussi journaliste et faisait beaucoup d’entrevues. Alors elle me racontait toujours des histoires, comme quoi lui, il aime la drogue etc.
Elle m’a introduit un monde et je voulais trouver ma propre vision de ce monde !

Qui t’a donné envie de jouer de la basse ?
Ce n’était pas une bassiste mais c’était des sons de quelques groupes… C’était le son de Smashing Pumpkins sans que je sache que c’était une fille qui jouait… C’est le son de Smashing Pumpkins et Kyuss…

Question Canada…
Ahh (Sourire) !

… pour ton prochain album, je te donne le choix entre deux guests canadiens prestigieux. Premier choix qui choisis-tu entre Robert Charlebois et Devin Townsend ?
(Silence) Je ne sais même pas qui est Devin Townsend… Je connais Robert Charlebois mais pour le deuxième, si il ne vient pas de Québec, il est probablement anglophone… donc définitivement, Robert Charlebois (Rires) !

Deuxième choix qui choisis-tu entre James Labrie/Céline Dion ?
Ok, comme je ne connais pas le premier alors je choisis Céline Dion parce qu’elle est québecoise !

Tu ne connais pas James Labrie chanteur de Dream Theater ?
Je connais Dream Theater…
Je ne connais que les québecois ! Tu dois vraiment comprendre que les montréalais et les québecois sont exposés au Québec et le reste du monde mais le reste du Canada : jamais !
Je n’ai jamais fait de tournée au Canada, je ne connais pas très bien le reste du Canada… Et c’est aussi une affaire que les québecois sont très focus sur le Québec !

Ok et pour en revenir à la question, maintenant que tu sais qui est James Labrie, tu choisis toujours Céline Dion ?
Oui (Rires) !

Toujours concernant le Canada, n’est-ce pas dommage de faire sa promo en Europe au moment où ont lieu les Jeux Olympiques à Vancouver ?
Oh ! Ca, c’est encore le reste du Canada (Rires) !

[IMAGE3]

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?
Oh, il y a beaucoup de questions ! Il n’y a pas vraiment une question, ce sont plutôt des questions qui concernent Smashing Pumpkins, Hole, les femmes dans le rock…

Ce n’est pas la question concernant la reformation de Smashing Pumpkins ?
Hum, non pas trop !

Et justement, ce fameux serpent de mer de la reformation des Smashing Pumpkins, maintenant que tu as construit ton univers, le laisserais-tu tomber pour réintégrer les Smashing Pumpkins ?
(Catégorique) Non pas du tout ! Jamais ! La seule chose qui pourrait intéresser, ce serait si jamais Hole refaisait une vraie collection historique parce que je crois que l’histoire des femmes en musique est très, très forte et importante avec Hole : c’est ce que j’ai toujours dis !

A l’inverse, quelle est la question que tu souhaiterais que je te pose ?
(Long silence)… Hum… As-tu faim (Rires) ?

Ok, as-tu faim ?
Oui (Rires) !

Avant de te laisser à ton repas, souhaiterais-tu dire un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?
Hum…. Be progressive et merci !

C’est moi qui te remercie et rendez-vous le 11 Avril à la Flèche d’Or pour ton concert.
Je l’espère (Sourire) !


Avant de clôturer la retranscription, remercions une nouvelle fois Olivier et Roger de Replica qui ont rendu possible cette belle rencontre.


Plus d'informations sur http://shelsmusic.com/
 
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